Au Luxembourg, Juncker jette l'éponge

le
0
Affaibli par une affaire d'espionnage, le premier ministre pourrait se représenter aux législatives

Jean-Claude Juncker, pilier de l'Europe et premier ministre du Luxembourg, a démissionné mercredi soir. Usé par dix-huit ans de pouvoir, le doyen conservateur des dirigeants du Vieux Continent a été lâché par ses alliés sociaux-démocrates. Pour deux raisons désormais familières dans l'UE. L'euro d'abord, auquel il aura consacré trop de temps aux dépens des affaires du pays. Et l'espionnage ensuite, pour une affaire mal gérée précisément à cause de ses absences répétées.

La chambre luxembourgeoise des députés devait se prononcer dans la nuit sur la responsabilité de Jean-Claude Juncker dans des irrégularités commises par le SREL, le service de renseignement luxembourgeois, qui lui est directement rattaché. Le premier ministre a reconnu des lacunes, mais refusé le blâme. «Si je transpire, ce n'est pas parce que j'ai peur, mais parce qu'il fait chaud!», a-t-...

Lire la suite de l'article sur lefigaro.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant