Au Liechtenstein, le prince tient à son pouvoir absolu

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Le prince Aloïs, sous la menace d'un référendum pour abroger son droit de veto, menace de se retirer.

Y aura-t-il un «printemps des peuples» jusqu'au Liechten­stein? Un vent de révolte souffle en tout cas sur la minuscule principauté alpine, qui apparaît comme la dernière monarchie absolue d'Europe. Du haut de son château, qui surplombe sa lilliputienne capitale, Vaduz, le prince héritier Aloïs gronde: «La maison princière n'est prête à assumer ses responsabilités politiques que si elle dispose des instruments nécessaires. Nous nous retirerons sinon complètement de la vie politique.»

L'enjeu du différend? La toute-puissance de la maison princière sur ses 36 000 sujets: elle peut, grâce à son droit de veto, bloquer toute loi ou référendum. «L'ensemble du pays dépend du prince : le Parlement, le gouvernement, la justice», explique le journaliste Sigvard Wohl­wend, porte-parole du comité de citoyens «Oui, pour que ta voix compte». Le prince, chef de l'État, peut dissoudre le Parlement, révoquer le gouvernement et diriger par décret. Il peut aussi refuse

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