Au Liberia, la présidente Sirleaf perd son challenger

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Winston Tubman appelle au boycott du second tour de la présidentielle qui l'oppose mardi au Prix Nobel de la paix.

Winston Tubman a mis ses menaces à exécution. Il a appelé ce week-end au boycott du second tour de l'élection présidentielle qui devait l'opposer mardi à la présidente sortante Ellen Johnson-Sirleaf, plongeant le Liberia dans une dangereuse incertitude.

La présidente a très vivement réagi, accusant son adversaire de «violer la Constitution» et de pousser les Libériens à «abandonner leur droit de vote». «Quand vous commencez à violer la Constitution, où vous arrêterez-vous?» a-t-elle fait mine de s'interroger. Au Liberia, pour la population traumatisée par quatorze années de guerre civile qui ont fait plus de 250.000 morts, la réponse est évidente. Le risque de voir une reprise des affrontements, sans être imminent, paraît désormais possible. D'autant que de nombreux combattants sont revenus ces derniers mois de Côte d'Ivoire. À Monrovia, la capitale, des barrages de police ont fait leur apparition, tandis que les patrouilles de Casques bleus étaient mul

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