Au Japon, les anti-nucléaire restent déterminés

le
0
Des dizaines de milliers de personnes se réunissent chaque semaine au Japon pour manifester leur opposition à la reprise du programme nucléaire. Seize mois après, Fukushima reste une plaie béante.
Des dizaines de milliers de personnes se réunissent chaque semaine au Japon pour manifester leur opposition à la reprise du programme nucléaire. Seize mois après, Fukushima reste une plaie béante.
Le redémarrage des réacteurs numéros trois et quatre de la centrale d'Ohi n'est pas du goût de tout le monde.
En la circonstance, le gouvernement de Yoshihiko Noda ne s'est pas fait que des amis, très loin de là. Si la prochaine stratégie énergétique nationale, qui sera dévoilée dans les semaines à venir, devrait accorder une place de choix aux énergies renouvelables, on ignore encore le sort qui sera réservé au nucléaire. Il reste que près de deux mois après la remise en service des turbines précitées, un renouveau atomique partiel n'est pas à exclure.
Sans précédent depuis celui de Tchernobyl (Ukraine) un quart de siècle plus tôt, l'accident de la centrale de Fukushima-Daiichi demeure dans toutes les mémoires - comme en avait déjà témoigné les impressionnants efforts déployés l'été et l'hiver derniers par la population, notamment dans les grandes villes, tandis que les centrales atomiques étaient toutes à l'arrêt, afin d'éviter des blackout à répétition. Surtout, un voire des « Fukushima bis » ne sont pas à exclure, vu l'exposition du Japon aux séismes et à un risque de nouveau tsunami de grande ampleur, ainsi que l'insuffisance des mesures de sécurité en vigueur pour protéger les unités nucléaires du pays.
Inquiétant, le constat a été émis par des experts auteurs d'un rapport commandé par le gouvernement, évoqué la semaine dernière dans ces colonnes et que les « anti-atome » nippons ne devraient pas se pri
Lire la suite
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant