Au G20, Barack Obama promet d'intensifier la lutte contre l'EI

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BARACK OBAMA PROMET EN TURQUIE D'INTENSIFIER LA LUTTE CONTRE L'EI
BARACK OBAMA PROMET EN TURQUIE D'INTENSIFIER LA LUTTE CONTRE L'EI

par Matt Spetalnick et David Dolan

BELEK, Turquie (Reuters) - Barack Obama a promis dimanche au sommet du G20 d'intensifier les efforts pour lutter contre l'Etat islamique en Syrie et l'empêcher de commettre des nouvelles attaques comme celles perpétrées à Paris.

S'exprimant également en marge du sommet du G20 en Turquie, le président du conseil européen Donald Tusk a de son côté appelé la Russie à concentrer ses efforts militaires contre l'EI plutôt que contre les forces de l'opposition modérée au président syrien Bachar al Assad.

Donald Tusk a aussi plaidé pour une coopération entre Washington et Moscou dans leur lutte contre l'EI en Syrie.

Le président américain a qualifié les attentats de Paris d'agression à l'encontre du monde civilisé et a promis à la France la coopération des Etats-Unis dans la traque des commanditaires.

"Traditionnellement, le G20 est un forum principalement consacré à des discussions sur les problèmes économiques auxquels le monde est confronté, (mais) l'horizon a été assombri par les horribles attaques qui ont eu lieu à Paris, il y a seulement un jour et demi", a dit Barack Obama dans un communiqué publié après une rencontre avec son homologue turc Recep Tayyip Erdogan.

"Les Etats-Unis et leurs alliés vont redoubler leurs efforts pour trouver une solution pacifique en Syrie et empêcher les combattants de l'Etat islamique de perpétrer des attaques comme celles qui ont eu lieu à Paris", a ajouté le chef de la Maison blanche.

Les Etats-Unis et la France se sont mis d'accord sur des mesures concrètes pour accentuer la lutte contre l'Etat islamique, lors d'une conversation téléphonique entre le secrétaire américain à la Défense Ash Carter et son homologue français Jean-Yves Le Drian, a annoncé dimanche le Pentagone dans un communiqué.

Il s'agira notamment d'intensifier leurs frappes aériennes contre l'Etat islamique en Syrie et en Irak, a indiqué Ben Rhodes, le conseiller national adjoint américain à la sécurité.

Avec les attentats de Paris, l'EI a de nouveau montré sa capacité d'intervention bien au-delà de ses bastions en Syrie et en Irak.

RENCONTRE OBAMA-POUTINE

Le président du Conseil européen Donald Tusk a de son côté appelé la Russie à concentrer ses opérations militaires contre l'EI plutôt que sur les forces de l'opposition modérée au président syrien Bachar al Assad. Donald Tusk a aussi plaidé pour une coopération entre Washington et Moscou dans la lutte contre l'EI en Syrie.

"Nous devrions avoir comme but commun de coordonner nos actions contre Daech et il est certain que la coopération entre la Russie et les Etats-Unis est cruciale", a-t-il dit.

La Russie est intervenue dans le conflit syrien il y a un mois et demi en lançant par des frappes aériennes mais a été accusée de bombarder principalement des positions de l'opposition modérée à son allié Bachar al Assad plutôt que les djihadistes de l'EI.

La Turquie et la coalition occidentale veulent en revanche le départ de Bachar al Assad.

Barack Obama et son homologue russe Vladimir Poutine se sont entretenus pendant plus de 30 minutes lors d'une rencontre informelle en marge du sommet du G20.

Ils se sont mis d'accord sur la nécessité d'une transition politique en Syrie menée par les Syriens eux-mêmes avec des discussions sous l'égide de Nations unies.

Obama, qui cherche à convaincre d'autres pays européens et du Moyen-Orient de rejoindre ou d'intensifier la lutte militaire contre l'EI, doit aussi avoir un entretien bilatéral avec le roi Salman d'Arabie saoudite.

Le président américain a dit qu'il avait aussi évoqué avec Erdogan les avancées réalisées samedi à Vienne par les ministres des Affaires étrangères des puissances impliquées dans le dossier syrien. Ceux-ci ont esquissé une feuille de route vers un règlement politique du conflit sans toutefois aplanir leurs désaccords sur le sort de Bachar al Assad.

Alors que l'Europe et la Turquie sont confrontées à l'afflux de réfugiés fuyant la guerre en Syrie, les dirigeants du G20 vont reconnaître que la crise migratoire constitue un problème mondial à traiter de façon coordonnée, selon le projet de déclaration finale dont Reuters a pu prendre connaissance.

Dans un projet de communiqué séparé, les pays du G20 vont promettre de s'attaquer au financement du terrorisme, de coopérer plus efficacement dans l'échange de renseignements et de renforcer les contrôles aux frontières ainsi que dans le trafic aérien.

La version finale du communiqué en préparation est attendue lundi.

(Aavec Lidia Kelly, Denis Dyomkin, Jan Strupczewski, Dasha Afanasieva, Humeya Pamuk, Orhan Coskun, Asli Kandemir; Jean-Philippe Lefief et Marc Joanny pour le service français, édité par Danielle Rouquié)

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