Au festival des Vieilles Charrues, un bracelet connecté pour payer ses bières et ses frites

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VIDÉO - Le bracelet «Moneiz», en plastique avec puce intégrée, remplacera l'argent liquide lors du festival breton entre le 16 et le 19 juillet. Ce nouveau système de paiement dématérialisé signe l'avènement des festivals connectés.

L'ère du festival 2.0 a sonné. Si le paiement dématérialisé dans les festivals de musique en France n'est pas tout à fait nouveau, le festival des Vieilles Charrues, à Carhaix dans le Finistère, est le premier à mettre en place le «cashless» 100% gratuit. Moneiz est un bracelet connecté sur lequel les festivaliers créditent le montant de leur choix pour leur permettre de payer leurs consommations. Ce nouveau système fera ses preuves la semaine prochaine entre le 16 et le 19 juillet.

Le concept est simple: il suffit d'ouvrir un compte Moneiz sur le site du festival des Vieilles Charrues et de le créditer. Le festivalier évite ainsi les queues et peut directement acheter. Un vrai gain de temps compte tenu des 60.000 personnes attendues chaque jour. «Sinon, celui qui veut consommer se présente dans un des dix points de vente sur place avec du cash ou sa carte bancaire, ouvre et crédite son compte du montant qu'il veut», explique Jérôme Tréhorel, directeur du festival des Vieilles Charrues. Ce bracelet connecté est gratuit et l'argent qui reste sur le compte Moneiz est rendu à l'issue du festival.

«Faire souffler» les bénévoles

Exit les complications pour les 6000 bénévoles qui rendent la monnaie à la chaîne quatre jours durant. Désormais, tout se fait via le poignet. Une connexion facile entre la machine, sorte de «smartphone géant», et le bracelet permet de débiter le montant de la consommation. «Grâce à ce paiement dématérialisé, les festivaliers peuvent profiter davantage des concerts, l'objectif étant de diminuer les files d'attente aux bars», explique Jérôme Tréhorel. Moneiz évite par ailleurs que trop de cash ne circule durant le festival. «Nous retrouvons chaque année des portefeuilles et des cartes bleues, j'espère que le bracelet évitera ces désagréments. Ce système permet en plus d'encaisser les festivaliers en deux secondes, contre plus d'une minute les années précédentes». Le directeur raconte que la drogue n'a en revanche pas été un point déterminant dans la mise en place du bracelet, car le festival est bien encadré. La gendarmerie et une équipe de sûreté sont chargées de repérer les trafiquants.

L'un des autres aspects de Moneiz, validé par la CNIL, est de permettre une lecture en temps réél du provisionnement des bars, des manques éventuels et de déterminer un nombre approximatif de consommations. «Le bracelet va nous aider à calibrer nos équipes. En revanche, il n'est pas un prétexte au fichage des festivaliers. Nous n'avons jamais gardé les données de nos hôtes et nous ne le ferons pas plus avec cet objet connecté», se défend le directeur des Vieilles Charrues. Quoi qu'il en soit, les festivaliers n'auront pas intérêt à se faire voler leurs bracelets -le seul moyen de l'enlever est de le découper, pas si évident-.

Alors que les États-Unis sont largement précurseurs du «cashless», les festivals français expérimentent chacun leur propre système. Dans la même lignée 2.0 que celle des Vieilles Charrues, le Hellfest à Nantes a testé pour la première année une carte de paiement spécialement conçue pour le festival, le Weather festival à Paris fonctionne encore à l'ère du jeton-token et le prisé Tomorrowland belge adopte le bracelet connecté pour la première fois aussi.

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