Au dîner du CRIF, M. Valls assimile antisionisme et antisémitisme

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Manuel Valls au diner du CRIF à Paris le 7 mars 2016.
Manuel Valls au diner du CRIF à Paris le 7 mars 2016.

Le premier ministre a dit comprendre « la peur » des juifs, contraints à « une vie retranchée », selon le président du CRIF.

Pour son dernier dîner annuel à la tête du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), Roger Cukierman aurait pu rêver d’un contexte moins sombre. Devant les quelque huit cents personnes qui se pressaient le soir du lundi 7 mars dans un grand hôtel parisien, devant une dizaine de ministres et devant presque autant de candidats à la primaire de l’opposition, le président du CRIF, qui achèvera son troisième mandat en mai, a décrit la situation actuelle des juifs en France : « Nous vivons une vie retranchée. Nous avons le sentiment angoissant d’être devenus des citoyens de deuxième zone. Cet ostracisme isole et traumatise. Mais est-ce la faute des Français juifs si ce communautarisme progresse ? » Ainsi, selon Roger Cukierman, seuls un tiers des enfants juifs seraient aujourd’hui scolarisés dans le secteur public, de nombreux établissements n’étant plus sûrs pour eux : « Nos enfants y sont insultés ou battus. » Leurs familles préfèrent les mettre dans le privé, juif ou catholique.

Le président du CRIF a rappelé les chiffres : les actes antisémites représentent la moitié des actes xénophobes commis chaque année en France pour « moins de 1 % de la population ». Ces dernières années ont été ponctuées par les assassinats commis à l’école juive de Toulouse par Mohammed Merah, en 2012, et ceux de quatre clients de l’Hyper Cacher, tués à Paris par Amedy Coulibaly en janvier 2015.

C’est Manuel Valls qui lui a répondu, au nom de l’exécutif. François Hollande, qui ...

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