"Au départ, ma femme et moi voulions juste pouvoir acheter un taxi..."

le
0
"Au départ, ma femme et moi voulions juste pouvoir acheter un taxi..."
"Au départ, ma femme et moi voulions juste pouvoir acheter un taxi..."

Arrivé en France à 28 ans, Pablo Correa est devenu progressivement une figure du football français. Le tout avec un accent unique, quelques trophées, mais surtout l'amour d'un club, Nancy, et de son président. Rencontre avec un gamin de Montevideo.

Vous êtes un enfant de Montevideo. À quoi ressemblait l'enfance de Pablo Correa ? Je viens d'une famille de classe moyenne avec une sœur et un frère. Je suis l'enfant du milieu, celui qui est censé faire sa place. Mon enfance a été plutôt heureuse, je pourrais même dire jouissive parce que je jouais beaucoup. J'avais une belle bande de copains, on était tous du même quartier, on allait tous à la même école. Ma famille habitait dans un bâtiment où il y avait beaucoup d'enfants, beaucoup de vie.

À partir de quel moment le football est entré dans votre vie ? J'ai commencé le foot très tôt, vers sept-huit ans, toujours pour suivre un de mes copains qui était un bon joueur de football, mais qui n'a pas réussi à percer. À l'époque, le ballon comme le vélo, c'était le jouet par excellence. Je me souviens que lorsque j'étais jeune, dès qu'on me demandait ce que je voulais comme cadeau, je répondais un ballon. C'était une obligation. Le ballon était présent en grande partie dans mes journées. Il faut savoir qu'en Uruguay, l'élève a le choix : soit il va à l'école l'après-midi, soit il y va le matin, et ça, de l'école primaire au lycée. Il n'y a pas assez d'écoles par rapport au nombre d'élèves. Moi, par exemple, j'étais toujours du matin, donc mon après-midi était libre pour les devoirs d'abord, mais aussi pour les activités physiques. J'allais dans un club privé où on pouvait nager, courir, etc. Les études, c'était par obligation, mais pas forcément par volonté. Je ne savais pas ce que je voulais faire plus tard.

Montevideo est une ville de foot par excellence avec le Club Nacional et Peñarol... Oui, après les études, je suis entré dans le système de formation au Nacional. Le club est à Montevideo, donc ça me permettait de garder mon cocon familial, contrairement aux gamins de province. Je m'entraînais et après, je rentrais dormir chez moi. Le football n'était pas un hobby, mais plutôt un loisir. Quand j'ai commencé ma formation, mon seul rêve était de jouer un jour dans ces grands stades, pas forcément de devenir footballeur professionnel.

Chez les Correa, on était plus Nacional ou Peñarol ? Ma mère était supportrice du Nacional, mais bon, elle n'était pas réellement intéressée par le football avant que je joue. Tout le…






Lire la suite de l'article sur SoFoot.com

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant