Au Caire, la révolte s'unit contre Moubarak

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REPORTAGE - Rassemblant toutes les catégories de la population du Caire, dépourvue de réelles structures ou de programme politique clair, la révolte est unie autour d'une simple revendication : la démission du chef de l'État.

Dans un petit passage obscur entre deux immeubles, presque invisible depuis la rue al-Tawfiquiyah, le Café Shams (Soleil) a rouvert lundi matin après les événements chaotiques du week-end. Les habitués ont retrouvé leur terrasse aux petites tables de bois et leurs narguilés aux tuyaux ornés de fourrure rouge, la salle décorée de miroirs piqués et de peintures en relief, ses chérubins embouchant leurs trompettes sur les fresques du plafond, leur peau rose jaunie par des décennies de tabagie effrénée.

Hussein Himdane, le fils du propriétaire, sirote son café en terrasse, les yeux rougis par trois nuits de veille. «Quand nous avons appris vendredi soir la disparition de la police, je me suis installé pour monter la garde dans le café avec mon pistolet, dit le jeune homme. J'ai dû m'en servir deux ou trois fois contre des inconnus qui s'approchaient dans la nuit. Mais grâce à ça, aucun magasin de la rue n'a été forcé.» Les scènes de pillage qui ont suivi vendred

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