Au Caire, la junte maintient les élections au 28 novembre 

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L'armée s'excuse pour les manifestants tués, mais exclut de s'effacer rapidement.

C'est une scène qui en dit plus long que beaucoup de discours sur le numéro d'équilibriste laborieux auquel se livre le Conseil suprême des forces armées (CSFA) depuis le début des affrontements il y a six jours. Au siège du Service d'information de l'État, au Caire, une conférence de presse destinée à présenter l'organisation des élections législatives s'achève dans une ambiance tendue. À la tribune, deux généraux répètent sur tous les tons que le CSFA n'est pour rien dans les violences qui ont fait 38 morts et près de 3 000 blessés.

L'armée, disent-ils, n'a jamais tiré sur la foule, elle ne le fera jamais, mais «elle ne peut pas empêcher la police de se défendre» contre les protestataires. Les reporters se dirigent vers la sortie quand soudain, un appel au micro les invite à observer une minute de silence à la mémoire des «martyrs». Ces mêmes martyrs dont les généraux, au garde-à-vous, viennent d'expliquer que «certains» ne sont pas «de vrai

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