«Au c½ur de l'Océan» : embarquez avec les baleiniers

le
0
«Au cœur de l'Océan» : embarquez avec les baleiniers
«Au cœur de l'Océan» : embarquez avec les baleiniers

1850, dans le port de Nantucket (Nouvelle-Angleterre). L'écrivain américain Herman Melville (1819-1891) se présente chez un matelot alcoolique, Thomas Nickerson, reclus dans sa maison et hanté par ses effroyables souvenirs. C'est le dernier rescapé vivant du naufrage du baleinier «Essex», qui sombra trente ans plus tôt dans le Pacifique après avoir été éperonné par un cachalot géant.

Melville a eu vent de la légende de Moby Dick. Il réussit, contre quelques dollars, à faire parler ce témoin qui était mousse à l'époque. C'est la première séquence d'«Au cœur de l'océan», le début d'un récit en flash-back, et, déjà, on sent que Ron Howard va nous embarquer dans une formidable aventure.

La tempête, le choc et la lutte pour survivre

Le réalisateur américain de «Da Vinci Code» et d'«Appolo 13» a trouvé dans cette épopée maritime extraordinaire la matière d'un splendide film d'action. Un récit à la fois moderne et à dimension humaine, ultra-spectaculaire, mais où l'histoire n'est pas noyée dans les effets spéciaux numériques. On sent le vent du large, la colère des tempêtes, la peur se lit sur les visages quand le cachalot cogne sur la coque du navire, on pourrait presque sentir l'odeur de ses entrailles où le moussaillon doit descendre pour récupérer la précieuse huile. Le fracas du naufrage est terrible. La chasse aux cétacés se double d'une lutte pour le pouvoir entre le capitaine du navire, Pollard, issu d'une famille noble, et son second plus expérimenté, mais d'extraction modeste, Owen Chase.

À LIRE AUSSI

>INTERACTIF. Flipper, Willy, Moby Dick : ces poissons et cétacés stars de cinéma

Dans la deuxième partie, Howard s'éloigne des canons du film catastrophe pour décrire un huis clos oppressant de naufragés luttant pour leur survie sur des radeaux de fortune. Tenaillés par la faim, cramés par le soleil, amaigris, hirsutes et délirants, ils guettent, en vain, la terre ferme. ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant