Au Brésil, l'héritage amer de Chico Mendes

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Vingt-cinq ans après le meurtre du syndicalisme agricole, la réforme agraire est au point mort.

La lutte pour le développement durable au Brésil a désormais une figure officielle. Vingt-cinq ans, presque jour pour jour après son assassinat dans le Xingu, au c½ur de l'Amazonie, Francisco Alves Mendes de Almeida, dit Chico Mendes, vient d'être intronisé «patron» de l'environnement par la présidente Dilma Rousseff. «Une reconnaissance de sa lutte, qui a pris une dimension régionale, nationale, et mondiale», s'est félicitée sa veuve Ilzamar Mendes.

Originaire de la petite ville de Xapuri, dans l'État amazonien d'Acre, à la frontière avec la Bolivie, ce fils et petit-fils de «seringueiro» - comme on qualifie l'ouvrier chargé de recueillir le caoutchouc dans les plantations d'hévéas - devient, dès les années 1960, une figure du syndicalisme agricole. À l'époque, la concurrence asiatique fait plonger les cours du caoutchouc brésilien, contraignant les peti...

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