Au Bou de ses rêves

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Au Bou de ses rêves
Au Bou de ses rêves

Il a cédé aux sirènes chinoises, mais son président l'a retenu. Il a failli mourir noyé dans un fleuve quand il était gosse. Il en vient presque aux mains avec Milito en plein match. Il aurait même pu venir terroriser les défenses françaises l'été dernier. À 26 ans, Gustavo Bou est le meilleur attaquant du championnat argentin. Focus.

"Ils étaient deux et ne savaient pas nager, ça se voyait. Ils ont sauté dans le ruisseau. Mais il y avait une bonne profondeur, d'au moins deux mètres cinquante. Et c'était des gamins, ils avaient douze ans je crois. Et un des deux a sauté. Il se noyait, il ne pouvait rien faire. J'ai sauté aussi et je l'ai sauvé. Sinon, c'était fini pour lui. Il y avait énormément de courant. Depuis, je l'ai appelé la Pantera (la panthère en VF, ndlr). Parce qu'il est parti en courant tellement vite qu'il n'a même pas eu le temps de me remercier, ni de se rendre compte qu'il aurait pu crever. Il m'a juste demandé de ne rien dire à ses parents". Alberto Suárez est maître-nageur, un des "hommes les plus importants dans la conquête du titre du Racing en 2014" selon ses dires. Pour cause, il a sauvé la vie de Gustavo Bou. L'attaquant de l'Academia doit tout à Suárez. Il lui rendra, fièrement, trois ans plus tard : "Je l'ai revu, quand il avait quinze ans. Il a sauté dans mes bras, il s'est effondré en larmes. Il m'a encore une fois répété de ne rien dire à son père. Et quand il a signé à River Plate, il m'a demandait ce qu'il pouvait faire pour moi. Je lui ai dis de me donner un maillot. Il m'a donné celui de son premier match" se souvient-il. Aujourd'hui, Bou est l'un des attaquants argentins les plus efficaces du pays. Son nom a même été évoqué pour l'Albiceleste. Alors que de nombreux clubs lui ont fait la cour, les dirigeants du Racing l'ont retenu, jusqu'au conflit. La Pantera va donc rester une saison de plus au pays, au Racing, club qu'il a porté sur ses épaules ces derniers temps.

Formé par River et Simeone


Si la noyade évitée marque un tournant de sa vie, Gustavo Bou doit beaucoup à son père, José. Formé à River Plate, qu'il a rejoint à quatorze ans depuis sa ville de Concordia, Bou perdu sa mère très jeune. Un décès qui l'a poussé à revenir chez lui, là où l'idée d'abandonner le football lui trottait dans la tête. Son père raconte, pour TYC Sports : "Il est arrivé à la maison et il m'a dit "Papa, tu es fatigué ?" Je lui ai dis oui, mais qu'on ne devait pas baisser les bras. Puis je lui ai rappelé la promesse qu'il avait faite à sa mère sur son lit de mort. Celle de ne pas arrêter le foot. Mais au début, il ne voulait pas…


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