Attention aux vrais-faux gros dividendes !

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(lerevenu.com) - Les vaches à lait ne sont plus ce qu'elles étaient. Avant, l'actionnaire pouvait être assuré, avec une société cotée servant un dividende élevé, de bénéficier d'une performance très correcte. Ce n'est plus le cas, comme l'ont appris à leurs dépens, les actionnaires de France Télécom, Vivendi, GDF Suez, voire ceux de Total. Une rémunération, en apparence élevée, n'a pas compensé l'érosion du cours de Bourse, loin de là.

Une étude d'Exane BNP Paribas (?Les stratégies de dividende?), en date du 25 janvier, fait le point sur la question. Le courtier a tenté de comprendre pourquoi la performance d'une action dont le dividende fait ressortir un rendement élevé n'était plus la garantie d'une bonne rémunération du risque encouru, c'est-à-dire d'un rendement global (rendement du dividende majoré de la plus-value du cours) satisfaisant.

Tout a changé depuis que les taux d'intérêt sont tombés à des plus-bas historiques, explique Exane BNP Paribas. Les auteurs de cette étude font intervenir la notion de ?duration? qui est, pour une obligation, la période à l'issue de laquelle sa rentabilité devient insensible aux variations de taux d'intérêt. À l'appui de leur analyse, ils évoquent aussi une autre notion, celle du taux réel, c'est-à-dire le rendement après inflation. Il est, en effet, séduisant de comparer l'évolution d'une action à haut rendement à celle d'une obligation.

Un bon dividende est-il alors devenu inutile ? Absolument pas, explique Exane BNP Paribas. Encore faut-il que la société dont on est actionnaire affiche, chaque année, un dividende en croissance. Si ses dirigeants se contentent de le reconduire sans l'améliorer, il y a de fortes chances que le cours de Bourse, reste, lui aussi, dans les basses eaux. Ne parlons même pas des dividendes qui baissent... 
 

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