Attentats-Valls et l'UMP souhaitent un travail parlementaire

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(Actualisé avec demande de commission d'enquête) PARIS, 12 janvier (Reuters) - Le gouvernement et l'UMP, la première force d'opposition, ont tous deux défendu lundi la nécessité d'un travail parlementaire bipartisan pour faire la lumière sur les circonstances des attentats qui ont fait 17 morts la semaine dernière en France. Après les assauts qui ont mis fin vendredi à trois jours de violences, le profil des trois suspects tués par les forces de l'ordre a fait émerger des questions sur le renseignement et la surveillance de potentiels auteurs d'attentats. Le président du groupe UMP de l'Assemblée, Christian Jacob, a fait savoir lundi qu'il proposerait officiellement mardi à la conférence des présidents de l'institution la création d'une commission d'enquête parlementaire sur ce sujet. Le Premier ministre, Manuel Valls, qui avait déjà reconnu des "failles" la semaine dernière, a de nouveau jugé lundi que "toutes les questions (étaient) légitimes". "Je pense que le parlement votera une commission d'enquête sur ce qui vient de se passer, c'est légitime et c'est naturel", a-t-il déclaré sur RMC et BFM TV, évoquant une idée également défendue par le président de l'UMP, Nicolas Sarkozy. "Il appartient à justice de poursuivre son travail, au Parlement d'établir les circonstances, les procédures, ce qui a fonctionné comme ce qui n'a pas fonctionné", a-t-il ajouté. Le chef du gouvernement a rendu hommage aux forces de police et de gendarmerie qui ont mené le double assaut de vendredi, mais aussi aux renseignements qui ont "très bien travaillé." "Le devoir de vérité, de transparence, il doit se faire, sans remettre en cause, c'est très important", a-t-il dit. "Je ne souhaite pas qu'il puisse y avoir le moindre doute sur leur détermination." "En revanche, pour comprendre ce qui s'est passé, oui, il faudra mettre tout sur la table. Pour comprendre, pas pour accuser", a-t-il insisté. Nicolas Sarkozy a pour sa part évoqué "un devoir pour chacun d'entre nous de comprendre comment cela a été possible", tout en préservant sur ce sujet "l'unité nationale". "On ne peut pas mettre cela de côté. Il y a une phase de retour d'expérience. Qu'est-ce qui s'est passé, qu'est-ce qui aurait pu être évité, comment on peut empêcher que demain les mêmes causes produisent les mêmes effets ? Ce devoir de lucidité et d'analyse, c'est notre responsabilité", a-t-il dit sur RTL. L'ancien président de la République a suggéré que cette analyse prenne la forme d'une commission d'enquête parlementaire ou d'un groupe de travail bipartisan, invoquant une nécessaire "lucidité" pour identifier "ce qui peut être amélioré". (Gregory Blachier, édité par Yves Clarisse)

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