Attentats : Valls assume l'état d'urgence et les assignations à domicile

le , mis à jour à 11:14
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Attentats : Valls assume l'état d'urgence et les assignations à domicile
Attentats : Valls assume l'état d'urgence et les assignations à domicile

Ce vendredi matin, sur France Inter, il n'y avait pas que les élections régionales au menu de Manuel Valls. Le Premier ministre s'est longuement arrêté sur l'état d'urgence. Le conseil d’État examine aujourd'hui le recours de sept personnes, se présentant comme des militants écologistes, qui ont été assignés à résidence avec l'obligation de pointer trois fois par jour au commissariat le plus proche. Cinq en Bretagne, deux en Île-de-France.

Le point sur l’État d'urgence. « Il y a eu 2 575 perquisitions administratives depuis le 14 novembre qui ont donné lieu à 311 interpellations, 273 gardes à vue, 453 procédures judiciaires, la saisie de 403 armes dont 39 armes de guerre et 202 découvertes de produits stupéfiants », a énuméré le Premier ministre sur France Inter.

« L'état d'urgence, c'est l'état de droit. C'est un principe de droit que nous voulons d'ailleurs constitutionnaliser », a-t-il justifié, rappelant que le texte était « aujourd'hui » au Conseil d’État pour avis avant d'être présenté le 23 décembre en conseil des ministres.

Des assignations à résidence parfois contestées. « Et puis il y a eu, oui, 354 assignations à résidence parce que c'est aussi un moyen de mettre de côté des individus qui peuvent être dangereux pour l’État, pour l'intérêt général et l'ordre public », a poursuivi Manuel Valls. Sept personnes sur 354, a donc tenu à relativiser le Premier ministre, qui a précisé que le tribunal administratif avait déjà débouté ces personnes, sans préciser que la juridiction ne s'était pas prononcée sur le fond. « Le Conseil d’État a été saisi, attendons sereinement » sa décision, a-t-il recommandé.

Le Premier ministre a nié qu'il s'agisse de militants écologistes. « Ce ne sont pas des militants écologistes, le ministre de l'Intérieur a déjà eu l'occasion de l'expliquer: ce sont des militants qui pouvaient représenter un vrai problème contre ...

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