Attentats-Sécurité renforcée en France, Hollande pour une réponse globale

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    * "C'est l'Europe qui était visée" à Bruxelles, dit Hollande 
    * 1.600 hommes supplémentaires dans les transports en France 
    * Paris insiste sur la coopération européenne 
 
 (Actualisé avec Hollande, Valls, Cazeneuve, précisions) 
    PARIS, 22 mars (Reuters) - La France a renforcé mardi la 
sécurité de ses aéroports, gares et transports en commun à la 
suite des explosions de Bruxelles, de "lâches et odieux 
attentats" pour François Hollande qui a souligné la nécessité 
d'une "réponse globale" à une "menace globale". 
    Les autorités françaises, qui estiment que toute "l'Europe  
était visée", ont appelé à un renforcement de la coopération 
internationale contre le terrorisme, particulièrement en Europe 
où Paris critique notamment la lenteur de la révision de la 
"directive 91" relative à la circulation des armes à feu à usage 
civil sur le territoire de l'UE. 
    "Le terrorisme a frappé la Belgique mais c'était l'Europe 
qui était visée, nous devons prendre conscience de l'ampleur et 
la gravité de la menace terroriste", a déclaré François 
Hollande. 
    Au total, 1.600 policiers et gendarmes supplémentaires ont 
été déployés mardi en renfort sur le territoire français, 
particulièrement dans les infrastructures de transports, face à 
un niveau de menace "extrêmement élevé". 
    L'aéroport de Bruxelles et la station de métro Maalbeek, 
dans le quartier des institutions européennes de la capitale 
belge, ont été visés mardi matin par des explosions dont le 
bilan provisoire est de 34 morts et plusieurs dizaines de 
blessés.   
     
    DES RENFORTS EN ILE-DE-FRANCE 
    En Ile-de-France, 400 policiers et gendarmes supplémentaires 
ont été mobilisés, en particulier sur les aéroports de 
Roissy-Charles-de-Gaulle et Orly, dans le réseau du métro 
parisien et les principales gares ferroviaires. Sur le reste du 
territoire, 600 membres des forces de l'ordre ont été déployés 
en renfort. 
    Des effectifs supplémentaires ont également été affectés à 
la surveillance des frontières et des patrouilles de militaires  
réorientées vers les sites de transports.  
    Les zones publiques des infrastructures de transport sont 
désormais réservées aux seules personnes munies de titres de 
transport et/ou de pièce d'identité. 
    "La menace reste particulièrement élevée (...). Nous sommes 
en guerre, nous subissons depuis plusieurs mois en Europe des 
actes de guerre et face à cette guerre, il faut une mobilisation 
de tous les instants", a déclaré le Premier ministre, Manuel 
Valls, à des journalistes. 
    François Hollande avait convoqué une réunion d'urgence mardi 
matin à l'Elysée en présence du chef du gouvernement, des 
ministres de la Défense, des Affaires étrangères et de 
l'Intérieur. 
    "La France et la Belgique sont liées par l'horreur", a dit 
le président français en rappelant les attentats du 13 novembre 
à Paris et Saint-Denis, dont un suspect-clé, Salah Abdeslam, a 
été capturé vendredi dernier à Bruxelles. 
    "Nous sommes devant une menace globale qui exige d'y 
répondre globalement", a-t-il poursuivi devant le Conseil 
stratégique de l'attractivité, à l'Elysée, où il recevait 
plusieurs dirigeants d'entreprise étrangers. 
     
    "TOUTE L'EUROPE" 
    "La guerre contre le terrorisme doit être menée dans toute 
l'Europe et avec les moyens qui sont nécessaires, et notamment 
en matière de renseignement. Nous aurons encore à veiller à ce 
que les décisions soient effectivement mises en oeuvre", a-t-il 
souligné. 
    Peu auparavant, le ministre de l'Intérieur, Bernard 
Cazeneuve, avait de nouveau appelé à l'adoption sans délai au 
Parlement européen du "PNR" (Passenger Name Record), un fichier 
européen des données personnelles des voyageurs aériens dont la 
mise en oeuvre est bloquée depuis des années. 
    "Cette guerre contre le terrorisme doit être menée avec 
sang-froid, avec lucidité, avec détermination parce qu'elle sera 
longue et nous devons y mettre les moyens indispensables (...) 
avec des dispositifs législatifs qui doivent être à la fois 
efficaces et respectueux des libertés", a dit François Hollande. 
    Le président français a rappelé aussi la nécessité d'une 
action internationale en évoquant l'engagement militaire de la 
France en Syrie et en Irak contre l'Etat islamique (EI), ainsi 
qu'en Afrique. 
    "C'est aussi ce que chacun des pays les plus conscients doit 
engager au plan international", a-t-il dit. 
    Les attentats de Bruxelles n'ont pas été revendiqués pour 
l'heure. 
    François Hollande a enfin exhorté à l'"unité" et à la 
"cohésion" nationales alors qu'une polémique s'amorce autour de 
la révision constitutionnelle sur la déchéance de nationalité 
pour crimes et délits de terrorisme. 
 
 (Sophie Louet avec Service français, édité par Yann Le 
Guernigou) 
 

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  • M940878 il y a 9 mois

    lui , en tout cas , il aura sa réponse globale en 2017