Attentats : les Français ne renoncent pas à leurs vacances d'été

le , mis à jour à 07:52
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Attentats : les Français ne renoncent pas à leurs vacances d'été
Attentats : les Français ne renoncent pas à leurs vacances d'été

Sac de voyage posé aux pieds et sourire aux lèvres, Hugo et Adrien, 20 ans, accompagnés d'Alexandre, 19 ans, attendent le train qui les mènera aux Fêtes de Bayonne. Mais à l'énoncé du mot « attentat », les visages s'assombrissent. « Oui, clairement, j'ai un peu peur, reconnaît Hugo. Je comprends mes parents qui m'ont demandé de ne pas y aller ou l'un de nos amis qui a préféré ne pas venir. » Originaire d'Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône), il connaît des personnes touchées par l'attentat de Nice. « Avant cela, je pensais que le risque était circonscrit aux grandes villes », soupire-t-il. Pas question pour autant de renoncer à son voyage.

 

A l'image de 89 % des Français, interrogés dans le cadre d'un sondage Odoxa pour notre journal, il ne compte pas modifier en raison des attentats ce qu'il avait prévu de faire cet été. « Soit on arrête de vivre, soit on assume le risque », explique son ami Adrien. « Nous allons en parler entre nous. Peut-être éviterons-nous certains lieux, poursuit le jeune homme. Mais il n'est pas question que la semaine soit gâchée. » Alors que 80 % de la population affirment que ces événements ne modifieront pas leur état d'esprit, Alexandre, le troisième compère, résume par une phrase souvent entendue ces derniers mois, après les attentats de Paris : « On ne va pas s'arrêter de vivre. »

 

 

19% pensent qu'ils n'auront pas l'esprit léger

 

« Tout est payé et déjà réservé, explique Fabienne, bientôt en route pour la Bretagne. Et nous poursuivrons avec la famille en Auvergne. Il n'est pas question de changer les plans. » D'après notre sondage, 19 % des vacanciers estiment toutefois qu'ils penseront régulièrement aux attentats et qu'ils ne pourront pas se sentir l'esprit léger. C'est précisément l'objet de la discussion qui anime Gabriele, maman d'une fille de 15 mois, et Aïda, 35 ans, qui viennent de faire connaissance sur le quai de ...

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