Attentats-La Syrie appelle au partage des renseignements-presse

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BEYROUTH, 14 janvier (Reuters) - Le président syrien Bachar al Assad appelle les Etats qui luttent contre le terrorisme à échanger des informations, mettant les attentats islamistes de la semaine dernière en France sur le compte des politiques menées par les gouvernements européens. Environ un tiers de la Syrie est contrôlé par l'Etat islamique (EI), organisation sunnite fondamentaliste sur la même ligne que les frères Kouachi, auteurs de l'attentat de mercredi dernier contre l'hebdomadaire Charlie Hebdo à Paris. Le gouvernement syrien a proposé de participer à la lutte contre l'EI, régulièrement visée par des frappes de la coalition internationale sur le sol syrien depuis le mois de septembre. Mais les Etats occidentaux, et notamment la France, lui ont opposé une fin de non recevoir. "Il devrait y avoir (...) un échange d'information entre les pays concernés par la lutte contre le terrorisme", a déclaré Bachar al Assad dans une interview accordée au magazine tchèque Literarni Noviny et dont des extraits ont été publiés mercredi par les médias d'Etat. Le gouvernement syrien considère tous les groupes d'opposition armés comme des groupes "terroristes". Dans l'interview, Bachar al Assad indique que son pays souffre du terrorisme depuis quatre ans. "Nous éprouvons de la sympathie pour les familles de ces victimes", dit-il en faisant référence aux attentats en France. "Nous avons dit à l'Occident : Vous ne pouvez pas soutenir le terrorisme et lui fournir un parapluie politique parce que cela aura des répercussions sur vos pays", déclare le président syrien. "Nous voulons rappeler à beaucoup en Occident que nous parlions de ces conséquences depuis le début de la crise en Syrie", ajoute-t-il. (Tom Perry; Danielle Rouquié pour le service français)

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  • M6437502 le mercredi 14 jan 2015 à 14:21

    Dans tous ces pays,la démocratie est une illusion.Nos politiques se ridiculisent à vouloir l'imposer alors qu'elle est encore bien fragile chez nous.

  • M6437502 le mercredi 14 jan 2015 à 14:19

    Au Moyen Orient,les US ont choisi le mauvais cheval et l'on voit le résultat.Jamais la situation n'a été aussi dramatique pour la population.La France avait su rester en dehors.En Syrie on recommence.Avec Bachar,la liberté n'était peut-être pas évdente,mais lles affaires marchaient et l'ordre régnait. Au lieu d'aider Bchar,on aide les islamistes.Et pourtant il ne serait pas nécessaires d'envoyer des troupes au sol,mais de coopérer.

  • 66michel le mercredi 14 jan 2015 à 14:03

    mais c'est évident, il y a longtemps que celà aurait dû être fait!