Attentats : la pilule miracle du stress post-traumatique

le , mis à jour à 10:13
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Attentats : la pilule miracle du stress post-traumatique
Attentats : la pilule miracle du stress post-traumatique

Au concert des Eagles of Death Metal, ils s'étaient placés devant la scène. Les deux copains de 27 ans ont survécu au funeste 13 novembre 2015, « profitant » d'un instant où les terroristes rechargeaient leurs armes pour s'échapper du Bataclan. « En sortant, l'un a dit à son ami : attends j'ai oublié mon manteau. Il était déjà dans une réaction de stress aigu qui lui a fait perdre son sens de la survie. Les mois suivants, ils ont développé un état de grande anxiété que l'on appelle stress post-traumatique », explique Bruno Millet, psychiatre à l'hôpital parisien de la Pitié-Salpêtrière.

 

Si le professeur parle au passé, c'est que les deux victimes vont mieux. « Spectaculairement mieux, même », corrige-t-il. Cet été, les deux jeunes gens ont été parmi les premiers à participer à l'importante étude clinique de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) et du fonds de soutien à la recherche MDSAvenir, dont la présentation officielle a été faite hier, quelques jours avant la commémoration des attentats.

 

Une cinquantaine de patients — et 400 à venir — testent une nouvelle technique de soins. Non pas pour oublier les attentats mais pour en atténuer les conséquences psychiques pouvant aller du mutisme à des blocages, palpitations, troubles du sommeil, dépression... « On interfère au moment où le souvenir passe de la mémoire à court terme à la mémoire à long terme en atténuant son intensité, explique Alain Brunet, spécialiste du traumatisme à l'université McGill de Montréal et copilote du programme. On fait en sorte que le souvenir traumatique devienne un simple mauvais souvenir... Un peu comme le souvenir d'un ex-petit ami. »

 

A LIRE. 400 victimes peuvent encore participer à l'étude

 

 

 

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