Attentats : l'afflux de candidats chez les militaires

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L'entrée du nouveau ministère de la Défense à Balard dans le 15e arrondissement de Paris.
L'entrée du nouveau ministère de la Défense à Balard dans le 15e arrondissement de Paris.

Les messageries se sont remplies pendant le week-end et depuis lundi, le téléphone n'arrête pas de sonner. Au centre d'information et de recrutement de l'armée (Cirfa) de Pontoise, le caporal-chef Amandine et l'adjudant-chef Isabelle sont les premières lectrices de ces demandes qui affluent de tout le département. Ce jeudi matin, il y a celle de Mickael, un jeune homme de 19 ans, accompagnée de ce message : « J'ai perdu un proche dans l'attentat. Je voulais savoir s'il restait des places pour s'engager comme agent électrotechnique, magasinier ou spécialiste de l'armement. » La demande est précise, c'est le signe d'une motivation solide. Il sera recontacté dans la journée. Autre message, celui d'une femme de 35 ans employée à la RATP. Cette ancienne militaire technicienne de l'air explique : « Je voudrais être réintégrée en tant que réserviste. J'aimerais par cette demande servir mon pays et me sentir utile. »

Sans être dépassé ? nous sommes tout de même chez les militaires ?, le Cirfa de Pontoise ne chôme pas. Ce qui se passe dans le Val-d'Oise se vérifie partout en France. « Nous avons observé une augmentation de 40 % des prises de contact sur l'année 2015 », explique le lieutenant-colonel Éric de la Presle, chef du bureau marketing et communication de recrutement de l'armée de terre. Il prévoit d'atteindre les 160 000 prises de contact d'ici la fin de l'année contre 120 000 en 2014. « Il y a un effet attentats,...

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