Attentats en Turquie : 9 arrestations, le gouvernement critiqué

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Attentats en Turquie : 9 arrestations, le gouvernement critiqué
Attentats en Turquie : 9 arrestations, le gouvernement critiqué

Neuf personnes ont été interpellées ce dimanche, en Turquie, après le double attentat qui a fait 46 morts dans la ville de Reyhanli, près de la Syrie. Il s'agit d'un des attentats les plus graves sur le sol turc. Une cinquantaine de personnes restent hospitalisées. Au lendemain de cette attaque qui a réveillé les craintes d'un débordement du conflit syrien, le vice-Premier ministre turc, Besir Atalay, a annoncé l'arrestation de neuf suspects, précisant que certains d'entre eux avaient fait des aveux.

Dès samedi soir, les autorités turques ont mis en cause l'implication du gouvernement syrien dans l'explosion des deux véhicules qui ont ravagé la mairie et la poste centrale de Reyhanli, où de nombreux syriens se sont réfugiés depuis le début, il y a deux ans, des combats entre l'armée du président Bachar al-Assad et la rébellion.

«La Turquie semble s'enfoncer dans le marécage syrien» (un éditorialiste turc)

«Les personnes et l'organisation qui ont mené (l'attaque) ont été identifiées. Il a été établi qu'elles étaient liées à des organisations soutenant le régime syrien et ses services de renseignement», a déclaré le ministre de l'Intérieur, Muammer Güler. Plusieurs journaux turcs ont évoqué dimanche la piste d'un groupuscule clandestin turc de gauche, les Acilciler, et de son chef Miraç Ural, qui auraient agi pour le compte de Damas.

De son côté, le ministre syrien de l'Information Omrane al-Zohbi a rejeté dimanche ces accusations, affirmant que «la Syrie n'a pas commis et ne commettra jamais un tel acte car nos valeurs ne nous le permettent pas». Il a renvoyé la responsabilité du double attentat au Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan. Le CNS, le groupe le plus influent au sein de la Coalition de l'opposition syrienne, condamne en revanche «dans les termes les plus forts les crimes lâches menés par les collaborateurs du régime syrien dans la localité turque de Reynhali».

Les critiques et...

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