Attentats en Syrie dans des villes tenues par Damas ou les Kurdes

le , mis à jour à 11:46
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 (Bilans revus en hausse, revendication de l'EI à Hassaké) 
    BEYROUTH, 5 septembre (Reuters) - Une série d'attaques a 
fait une quarantaine de morts lundi en Syrie dans des secteurs 
contrôlés par le gouvernement à Tartous, Homs et à l'extérieur 
de Damas, et par les Kurdes à Hassaké, rapportent les médias 
officiels syriens et l'Observatoire syrien des droits de l'homme 
(OSDH). 
    Aucun lien n'a pour le moment été établi entre ces attaques 
qui se sont toutes produites entre 8h00 et 9h00 locales 
(05h00-06h00 GMT).  
    L'attentat de Hassaké a été revendiqué par l'organisation 
Etat islamique (EI), par le biais de son organe de communication 
Amaq, alors que la Turquie a annoncé dimanche avoir chassé le 
groupe djihadiste de la zone frontalière syro-turque. 
  
    Deux explosions simultanées ont touché le quartier du pont 
d'Arzouna à l'entrée de Tartous, ville côtière située dans le 
nord-ouest du pays et qui abrite une base navale russe, 
précisent l'OSDH et l'agence de presse Sana. 
    Elles ont fait 35 morts et 45 blessés selon le directeur de 
l'hôpital de Tartous cité par Sana.  
    La première explosion a été provoquée par une voiture 
piégée, la deuxième par un kamikaze au moment de l'arrivée des 
secours, a rapporté la télévision d'Etat.  
    Une voiture piégée a également explosé à Homs, au rond-point 
de Bab Tadmour situé à l'entrée du quartier d'Al Zahra, selon 
les médias officiels qui font état d'un bilan de trois morts. 
    L'OSDH rapporte pour sa part que l'explosion a visé un point 
de contrôle de l'armée et tué deux militaires. 
    La télévision d'Etat a quant à elle signalé une explosion 
près de la ville d'Al Saboura, le long de l'autoroute reliant 
Damas à Beyrouth, qui a fait un mort et trois blessés, selon un 
chef de la police cité par la télévision publique.   
    A Hassaké, dans le nord-est de la Syrie, une moto a explosé 
dans le centre-ville tenu par les milices kurdes YPG.  
    D'après Amaq, l'organe de communication de l'Etat islamique, 
il s'agissait d'un attentat suicide qui a fait un mort et quinze 
blessés parmi les miliciens kurdes.  
    Selon l'OSDH, l'attentat a fait trois morts parmi les 
Asayish, la police paramilitaire kurde affiliée aux YPG.  
 
 (Lisa Barrington; Jean-Stéphane Brosse pour le service 
français) 
 
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