Attentats du 13 novembre : Thibault Berger, engagé dans la réserve citoyenne

le , mis à jour à 10:11
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Attentats du 13 novembre : Thibault Berger, engagé dans la réserve citoyenne
Attentats du 13 novembre : Thibault Berger, engagé dans la réserve citoyenne

L'appréhension est palpable. Dans quelques semaines, Thibault Berger interviendra pour la première fois devant des lycéens, à Noisy-le-Grand (Seine-Saint-Denis). Des élèves à peine plus jeunes que lui et avec lesquels il va, entre autres, parler de l'exercice de la démocratie. En 5e année à Sciences-po, cet étudiant fait partie de la réserve citoyenne de l'Education nationale, créée au lendemain des attentats contre « Charlie Hebdo ».

 

Comme lui, ils sont aujourd'hui près de 6 000 bénévoles, de 18 à 95 ans, prêts à pousser les grilles des collèges et lycées pour y défendre les valeurs de la République. Leur mot d'ordre : « Ne vous demandez pas ce que l'école peut faire pour vous, mais ce que vous pouvez faire pour l'école », a résumé, mardi, la ministre de l'Education nationale, Najat Vallaud-Belkacem, devant une poignée d'entre eux. Pour Thibault Berger, soutenir un système éducatif qui, dans son cas, a joué le rôle d'ascenseur social, allait de soi. Cet élève boursier, fils d'une institutrice et d'un travailleur indépendant d'Indre-et-Loire, se destine aujourd'hui à une carrière dans la haute fonction publique.

 

Son inscription dans la réserve citoyenne de l'Education nationale, il l'a décidée peu de temps après le 13 Novembre. Ce soir-là, il dînait chez des amis, à Paris, quand il a compris qu'il se passait quelque chose de grave sur ces terrasses qu'il fréquente. Et puis les chaînes d'information ont commencé le décompte macabre. « Je ne pouvais plus me contenter de poster des messages d'indignation sur Facebook. Je voulais agir concrètement, à mon niveau », confie celui qui a déjà fait de l'humanitaire et milite au PS. Quelques jours plus tard, il envoie sa candidature. « On s'engage là où l'on pense être le plus utile et le plus efficace », explique-t-il. Il a ensuite fallu attendre que des établissements prennent contact avec lui. « Le démarrage a été long, notamment parce ...

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