Attentats de Paris - Les oubliés du 13 novembre

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Rue de Charonne, le bar La Belle Équipe a été la cible du commando des terrasses. Dix personnes y sont mortes. Djamel a pris quatre balles dans le corps.
Rue de Charonne, le bar La Belle Équipe a été la cible du commando des terrasses. Dix personnes y sont mortes. Djamel a pris quatre balles dans le corps.

Le 13 novembre, Djamel était à la terrasse de La Belle Équipe. Cet entrepreneur de 36 ans voit sa vie brisée par les terroristes qui arrosent les clients de leurs rafales de kalachnikov. Grièvement blessé, Djamel doit être amputé de sa jambe droite et perd l'usage de son bras gauche. Désormais, il est en fauteuil roulant et réside, selon Le Parisien qui relate son histoire, à l'hôtel des Invalides, le lieu où, à Paris, on accueille les mutilés de guerre.

Pourtant Djamel s'est vu refuser par deux fois le statut d'invalidité. La première fois, Le Parisien avait interrogé Juliette Méadel, la secrétaire d'État à l'aide aux victimes, qui lui avait donné fin juin l'assurance que le cas était réglé. En réalité, le 1er juillet, Djamel a reçu un nouveau refus de la Maison départementale des personnes handicapées de la Seine-Saint-Denis. Un refus incompréhensible qui le prive de subventions alors qu'il est actuellement sans ressources.

« On n'a pas besoin de visites de ministres, lâche Djamel, très amer. On veut que les dossiers avancent. Je ne veux plus avoir affaire avec ce secrétariat d'État. » Pour obtenir gain de cause, le trentenaire, qui explique ne pas être seul dans ce cas, se dit prêt à entamer dès mardi une grève de la faim.

Source Le Point.fr

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