Attentats de Paris : la guerre des autopsies

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Des ambulances et voitures de police autour du Bataclan. Image d'illustration.
Des ambulances et voitures de police autour du Bataclan. Image d'illustration.

« Il y a eu du retard, mais aussi des erreurs. Il faut le reconnaître, confesse au Canard enchaîné un gradé de la gendarmerie, tardivement appelée en renfort. Des personnes que nous croyions avoir identifiées comme décédées ne l'étaient pas. Et vice versa. Nous avons voulu aller trop vite, dans certains cas, sans respecter le protocole d'identification d'Interpol. » L'hebdomadaire révèle ce mercredi 23 décembre la « guéguerre » qui a opposé les différents services d'autopsie après les attentats de Paris du 13 novembre.

Un conflit qui « n'a pas retenti au-delà des couloirs des services de police, du Palais de Justice et des sous-sols où officient les médecins légistes », mais qui a largement contribué à la confusion qui a régné pendant quelques jours alors que des dizaines de familles attendaient de savoir si leurs proches faisaient partie des victimes des attentats ou non. « Nous savions que Georges était au Bataclan, raconte un de ses cousins. Le 14 au matin, vers 8 heures, une dame de la préfecture téléphone à son épouse, enceinte. Elle lui dit : Ne vous inquiétez pas, Georges va bien, il est entendu par la police comme témoin. Il sera chez vous dans la matinée. À midi, nouveau coup de fil : Georges était en réalité décédé. »

55 millions d'euros

Les témoignages sont nombreux. Quai de la Rapée, à l'Institut médico-légal (IML) de Paris, on ne...

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