Attentats de Paris : 100 euros pour acheter une vitre criblée de balles

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Une rose cache l'impact d'une balle de kalachnikov dans une vitrine de la rue de Charonne, à Paris, le 14 novembre dernier.
Une rose cache l'impact d'une balle de kalachnikov dans une vitrine de la rue de Charonne, à Paris, le 14 novembre dernier.

Businessman peu scrupuleux ou collectionneur morbide ? On ne sait pas qui il est, mais sa proposition est pour le moins déplacée. Un quinquagénaire a tenté d'acheter la vitrine de la pâtisserie de la rue de Charonne qui avait été transpercée de deux balles de kalachnikov le 13 novembre dernier. Le chef de chantier de rénovation de la boutique a raconté au quotidien Le Parisien : « Un drôle de mec est venu en début de semaine voir l'un de mes ouvriers. Il s'est présenté comme mandaté par la Ville et nous a proposé 100 euros pour la vitre. On a dit non. »

À la mairie, bien sûr, on est estomaqué : « La Ville n'est, bien entendu, pas du tout associée à cette démarche, a confirmé au Parisien François Vauglin, le maire (PS) du 11e arrondissement. Je ne suis pas sûr, d'ailleurs, que ce soit légal. Ce n'est pas à vendre. Je suis choqué. C'est un morceau d'une scène de crime. »

Sous les deux impacts de balle - un temps comblés par des roses -, un inconnu a dessiné une bouche triste. Mais cette ?uvre éphémère n'était pas destinée à être exposée : la pâtisserie rouvrira mi-février avec une vitrine flambant neuve, après des travaux dans toute la boutique prévus de longue date. Rien à voir avec les attentats : de nouveaux propriétaires avaient, en effet, racheté les locaux avant les événements tragiques.

Source Le Point.fr

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