Attentats de Bruxelles : où en est le fichier européen des passagers aériens ?

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Contrôle à l'aéroport de Montpellier, le 20 novembre 2015.
Contrôle à l'aéroport de Montpellier, le 20 novembre 2015.

Le ministre de l’intérieur, Bernard Cazeneuve, et le premier ministre, Manuel Valls, ont une nouvelle fois critiqué les blocages sur l’adoption du PNR, après les attentats de Bruxelles, mardi 22 mars.

Réagissant aux attentats de Bruxelles, Bernard Cazeneuve s’est plaint, mardi 22 mars, sur le plateau du « 20 heures » de France 2, du fait que le Parlement européen n’avait toujours pas inscrit le texte entérinant le PNR (« passenger name record », fichier des passagers aériens) à son ordre du jour. Et le premier ministre Manuel Valls a réclamé une adoption rapide du dispositif.

Même si rien n’indique, à ce stade de l’enquête, que les auteurs des attaques qui ont fait plus de trente morts dans la capitale belge aient pris l’avion à un moment ou à un autre, la polémique revient à chaque attentat en Europe. Le point sur le projet.

Qu’est ce que le PNR et à quoi peut-il servir ? Le PNR permet de centraliser les informations personnelles détenues par les compagnies aériennes sur les passagers aux arrivées et aux départs des aéroports. Le projet de directive de la Commission européenne élaboré en 2011 prévoit que les compagnies aériennes transmettent 19 données sur chaque passager de vols extra-européens (d’un pays tiers vers un pays de l’Union, et vice-versa) : identité, numéro de téléphone, adresse électronique, numéro du billet, du siège, etc. Les Etats pourront, s’ils le souhaitent, appliquer ces dispositions aux vols intra-européens.

L’enregistrement systématique de ces données permettrait, selon les défenseurs du projet, de suivre les déplacements des suspects de terrorisme, de croiser ces déplacements avec d’autres fichiers – par exemple ceux qui concernent les radic...

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  • M4189758 il y a 10 mois

    Alors Mr Vals, nous sommes en guerre ? Très bien ! Mais alors les minutes de silence nous les ferons à la fin de la guerre. Les drapeaux en berne nous les déployons tels des étendards et qu’ils conduisent notre armée frapper là où est l’ennemi au lieu de la voir se pavaner dans nos rues. En résumé : nous voulons moins de belles paroles et plus d’actes … de guerre. Les mous out !

  • M8252219 il y a 10 mois

    Il faut être ferme et prendre des décisions même désagréables pour les âmes sensibles , telle les associations pour les droits de l'homme qui ne voit que des droits et jamais de responsabilités ni de devoirs , si nous ne voulons pas que nos démocraties se réduisent à des camps retranchés.