Attentats : contre le terrorisme, passer des paroles aux actes

le , mis à jour à 13:18
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Attentats : contre le terrorisme, passer des paroles aux actes
Attentats : contre le terrorisme, passer des paroles aux actes

« La guerre sera longue. » C'est le constat de François Hollande, hier, au lendemain des attentats qui ont fait, selon les derniers bilans, au moins 31 morts et près de 300 blessés à Bruxelles. « C'est la nouvelle guerre de Cent Ans », selon la formule d'un vieux routier de l'antiterrorisme. Mais est-elle gagnable, cette guerre ? On pourrait parfois douter, au vu des révélations inquiétantes de l'enquête belge. L'identité des kamikazes de l'aéroport et du métro bruxellois, d'abord : les frères Khalid et Ibrahim el-Bakraoui et Najim Laachraoui. Ce dernier est soupçonné d'être l'artificier des attentats du 13 novembre à Paris, tandis que les deux frères auraient aidé Salah Abdeslam dans sa cavale.

Plus de quatre mois après les attentats dans la capitale française, on retrouve donc les mêmes hommes, la même équipe. Pendant tout ce temps les terroristes ont non seulement réussi à échapper aux policiers mais ont pu en plus préparer leurs attentats, à 300 km de Paris, au cœur de l'Europe. Comment croire, alors, aux promesses et grands discours de l'après-13 novembre, proclamant que cette fois les choses allaient changer, que les polices et les services européens allaient coopérer, que l'angélisme ou les égoïsmes nationaux le céderaient à l'efficacité ? Le sempiternel débat sur le PNR (le fichier recensant les passagers aériens en Europe, lire page 3) montre que rien ou presque n'a vraiment changé. Que l'Europe n'a toujours pas tiré les leçons des attentats de masse.

«L'Europe du terrorisme existe, mais pas celle de la police»

Inquiétude et trouble, ensuite, quand le président turc Erdogan assure que l'un des kamikazes avait été arrêté en juin 2015 en Turquie avant d'être renvoyé en Belgique... pour y être aussitôt libéré ! Certes, la justice belge dément. Mais le soupçon de « naïveté », pointé par Michel Sapin mais aussi par des spécialistes américains de ...

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  • M4189758 il y a 11 mois

    Alors Mr Vals, nous sommes en guerre ? Très bien ! Mais alors, les minutes de silence nous les ferons à la fin de la guerre. Les drapeaux en berne nous les déployons tels des étendards et qu’ils conduisent notre armée frapper là où est l’ennemi au lieu de la voir se pavaner dans nos rues. En résumé : nous voulons moins de guerre d’images et plus d’actes … de guerre. Les mous out !