Attentats, Barbarin, Pâques : les confidences de Mgr Vingt-Trois

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Attentats, Barbarin, Pâques : les confidences de Mgr Vingt-Trois
Attentats, Barbarin, Pâques : les confidences de Mgr Vingt-Trois

Ce dimanche est célébrée la fête la plus importante dans le cœur, ou plutôt la foi des chrétiens : Pâques. Mais l'annonce de la résurrection du Christ dans les églises de l'Hexagone prend cette année une tonalité grave. D'abord, parce que la barbarie qui a endeuillé Bruxelles est plus que jamais dans les esprits et que les fidèles, eux-mêmes, vivent avec la menace d'être la cible d'un attentat.

Ensuite, parce que l'Eglise de France est dans la tourmente ces derniers temps, salie par les agissements de deux prêtres du diocèse de Lyon soupçonnés de pédophilie. Leurs victimes reprochent à l'archevêque de Lyon, Mgr Philippe Barbarin, d'avoir maintenu ces curés en fonction alors qu'il était au courant de leurs actes. Pour évoquer ce climat très particulier, nous avons sollicité le cardinal et archevêque de Paris, Mgr André Vingt-Trois. En exclusivité pour notre journal, cette voix incontournable du catholicisme, âgée de 73 ans, évoque la tragédie en Belgique et l'affaire Barbarin.

LES ATTENTATS A BRUXELLES : «Le combat ne se fera pas par une guerre des religions»

Comment avez-vous réagi quand la terreur a frappé à Bruxelles ?

C’est d’abord une réaction d’effroi et d’horreur, avec l’impression que le scénario était assez proche de ce qui s’est passé au mois de novembre à Paris, c’est à dire un attentat aveugle qui ne cible pas des individus en fonction de ce qu’ils sont mais qui vise à provoquer une sorte de déstabilisation. Ensuite, j’ai pensé que probablement nous avions eu quelques difficultés à intégrer que nous étions dans un état de guerre durable. Pour nous, l’attentat est de l’ordre de l’imprévisible, avec un côté un peu unique. On est dans une société qui a, depuis 50 ans, complètement évacué le fait de la guerre. Nos esprits n’étaient pas préparés. La répétition montre qu’on n’est pas simplement devant des coups isolés mais devant une volonté stratégique ...

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