Attentat/Sécurité renforcée à Tunis, dernier bilan 13 morts

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    TUNIS, 25 novembre (Reuters) - Au moins 13 personnes, selon 
le dernier bilan, ont été tuées dans l'attentat commis mardi 
soir contre un bus de la garde présidentielle dans le centre de 
Tunis, acte qui a conduit le gouvernement à rétablir l'état 
d'urgence, levé en octobre, et à renforcer la sécurité dans la 
capitale et à ses abords. 
    Des militaires et des policiers en armes patrouillaient dans 
les rues et ont mis en place des barrages où les véhicules et 
les passants étaient fouillés. A l'aéroport international de 
Tunis, les forces de sécurité ne laissaient entrer que les 
passagers devant prendre un vol. 
    L'attentat de mardi dans Tunis est la troisième attaque 
d'envergure qu'ait connue la Tunisie cette année, après celle 
contre un hôtel de Sousse fin juin, qui a fait 38 morts, et 
celle contre le musée national du Bardo en mars, où 21 touristes 
avaient été tués. Ces deux attaques, qui ont visé le secteur du 
tourisme, un pilier de l'économie tunisienne, ont été 
revendiquées par le groupe djihadiste Etat islamique (EI). 
    "C'est un nouveau type d'attaque qui prend pour cible le 
prestige de l'Etat, en l'occurrence le symbole que représente la 
Garde présidentielle", a déclaré un responsable de la sécurité 
présidentielle, Hichem Gharbi, à propos de l'attentat de mardi. 
"Nous sommes confrontés à un véritable défi, avec une attaque en 
plein centre-ville". 
    Nul n'a revendiqué pour le moment l'attentat de mardi et les 
autorités s'interrogent toujours sur le type d'explosif utilisé 
pour détruire le bus, au moment où montaient à bord des gardes 
devant se rendre au palais de la présidence pour prendre leur 
service. De source proche de la présidence, on jugeait mardi 
soir probable qu'un kamikaze ait actionné sa ceinture 
d'explosifs à l'intérieur du bus. 
    Le chef de l'Etat, Beji Caïd Essebsi, doit tenir ce mercredi 
une réunion de sécurité. Mardi, il a proclamé l'état d'urgence 
pour une durée d'un mois. Un couvre-feu a été appliqué jusqu'à 
05h00 du matin, dans la nuit de mardi à mercredi, dans la 
capitale. 
    La Tunisie fait figure d'exemple en matière de transition 
démocratique pour d'autres pays ayant vécu le "printemps arabe", 
tels que la Libye voisine. Trois mille de ses ressortissants 
auraient toutefois rejoint les groupes islamistes armés en Syrie 
depuis 2011, ce qui en fait l'un des principaux pourvoyeurs de 
djihadistes étrangers engagés dans les combats. Plusieurs 
centaines d'entre eux sont rentrés. 
    En septembre, sur la foi de renseignements, le gouvernement 
avait évoqué un risque d'attentat à la voiture piégée dans la 
capitale, dont une partie avait été fermée à la circulation. Il 
y a une semaine, Tunis avait en outre annoncé l'arrestation de 
17 djihadistes qui s'apprêtaient à commettre un attentat 
d'envergure contre des hôtels et des commissariats. 
 
 (Tarek Amara; Eric Faye pour le service français) 
 
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