Attentat de Nice : recherche cohésion nationale désespérément

le , mis à jour à 07:22
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Attentat de Nice : recherche cohésion nationale désespérément
Attentat de Nice : recherche cohésion nationale désespérément

Des sifflets, des huées et des appels à la démission au passage du cortège officiel emmené par le Premier ministre, Manuel Valls. Sur la promenade des Anglais, à Nice, des insultes racistes s'échappent aussi de la foule. Et des crachats, des ordures sont déversés là où l'auteur du massacre de jeudi soir a été abattu. La colère a débordé, lundi midi à Nice, au moment d'observer une minute de silence en mémoire des 84 victimes de Mohamed Lahouaiej Bouhlel.

Comment, dans pareilles circonstances, éviter une fracturation de la société française ? C'est l'une des préoccupations majeures du pouvoir, depuis les attentats de « Charlie Hebdo » et de l'Hyper Cacher. « Avec la répétition des attaques, on peut arriver à un point de rupture et de confrontation intérieure. Les gens sont extrêmement tendus, il suffirait de pas grand-chose pour qu'une partie des Français ait envie d'en découdre », s'inquiète-t-on au gouvernement.

 

De janvier 2015 à ce funeste 14 Juillet, le climat n'a cessé de se dégrader. François Hollande a fait passer la consigne à ses ministres. Certes, il y a la réponse sécuritaire : la prolongation de l'état d'urgence, qui doit permettre d'exploiter les données des ordinateurs et téléphones saisis et d'autoriser à nouveau les perquisitions administratives, doit ainsi être débattue dès ce mardi au Parlement. Mais il faut en parallèle, intime le chef de l'Etat, tout faire pour préserver la cohésion nationale. « La vraie force de résistance est dans le peuple lui-même. Le ressort vient de la société française », estime-t-on au sommet de l'Etat. Comme une forme de résilience collective.

 

 

«Il suffirait de peu pour qu'une partie des Français ait envie d'en découdre»

L'opération est délicate. « On est obligés d'y aller fort, tout en marchant sur des oeufs », résume un conseiller du pouvoir. Hier, le ministre de la Ville, Patrick Kanner, a ...

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  • frk987 il y a 8 mois

    Cohésion signifie un même peuple, or en France il y en a deux qui se haïssent cordialement.

  • bordo il y a 8 mois

    C'est cette impression de déjà vue et de rien d'autre que des discours, des commémorations, des hommages, qui finit par disqualifier les politiques. C'est triste. Les victimes valent mieux que çà. Par exemple une revanche implacable.

  • frk987 il y a 8 mois

    Cette rupture de la société qui l'a mise en place ? ne serait-ce pas les socialos ????