Attentat de Nice : les blouses blanches au front

le , mis à jour à 09:01
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Attentat de Nice : les blouses blanches au front
Attentat de Nice : les blouses blanches au front

Tant de morts, de blessés, de corps meurtris, dont ceux de nombreux enfants. Des gestes d'urgence vitale qu'on enchaîne, concentré. Médecine de guerre : comme en un douloureux bégaiement de la nuit parisienne du 13 Novembre, les mêmes mots reviennent dans la bouche des soignants qui se sont mobilisés sans compter, toute la nuit à Nice. Jusqu'aux étudiants en médecine, venus proposer leur aide.

 

Chirurgien urologue à l'hôpital Pasteur de Nice, et directeur de « What's Up Doc », magazine des jeunes médecins, Matthieu Durand s'est retrouvé comme beaucoup au front dans la nuit. D'astreinte, il venait de rentrer chez lui quand des premiers messages lui sont parvenus. Un peu plus tard, un coup de fil au bloc lui fait comprendre, au seul ton de voix de celui qui décroche, que « c'est le feu ». Le plan Blanc est déclenché, sur Nice puis sur Antibes, qui accueillera une quinzaine de blessés dans la nuit. Concrètement, cela signifie « que l'on rappelle tout le personnel en congé, en RTT et lui demande de revenir travailler, si possible, pour gérer l'urgence. Que l'on mobilise, partout, quel que soit le service, tous les lits disponibles pour faire face à un afflux exceptionnel de blessés », explique Frédéric Valletoux, président de la Fédération hospitalière de France (FHF). Les cadres hospitaliers qu'il a eus hier dans la journée lui ont tous raconté « la violence extrême que leur rapportaient les urgentistes : tellement d'enfants, et des corps si abîmés ».

 

Les soignants aussi sont choqués

 

A l'hôpital Pasteur, où Matthieu Durand déboule, « il y avait l'armée devant, des blessés partout, en panique, dans le sas des urgences ». Pendant quatre heures d'affilée, lui aussi marqué par la violence des scènes, le chirurgien opère, loin des gestes de sa spécialité. « C'est un contre-la-montre. Pas le temps pour des examens d'imagerie devant un traumatisme abdominal. Tu ouvres, tu coupes, ...

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