Attentat de Nice : la concorde disparue de la classe politique

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Attentat de Nice : la concorde disparue de la classe politique
Attentat de Nice : la concorde disparue de la classe politique

«L'esprit du 11 janvier», ce jour  où 3,7 millions de Français ont défilé ensemble, a fait long feu : dès vendredi matin, l'opposition n'a pas hésité à critiquer le gouvernement, quelques heures à peine après l'attentat de Nice (Alpes-Maritimes) qui a fait au moins 84 morts. Loin de l'unité nationale manifestée après les attaques contre Charlie Hebdo et l'Hyper Casher, les critiques et reproches n'ont pas tardé.

 

Si à l'issue d'une messe en hommage aux victimes vendredi soir à Nice, l'ancien président de la République Nicolas Sarkozy a estimé que «ce n'est pas le moment de parler des moyens de protéger, ni de dire tout ce qu'il y a à dire sur ce qui s'est passé, c'est le moment d'exprimer aux familles toute la douleur et la solidarité qui est la notre». Mais, a-t-il averti, il «y a un moment, qui va venir bientôt, où il va falloir dire les choses, non pas pour les dire mais pour les faire», laissant grandes ouvertes les portes aux critiques.

 

Les Républicains fustigent l'«impuissance» de l'exécutif

 

Jetant aux oubliettes les mesures prises depuis 18 mois (renforcement des effectifs policiers et du renseignement, pouvoirs renforcés d'enquête pour la police, ouverture prochaine de centre de déradicalisation djihadiste...), plusieurs responsables des Républicains ont aussi fustigé l'«impuissance» de l'exécutif et appelé à «passer à l'action». Le maire de Bordeaux Alain Juppé, candidat à la primaire des Républicains, a fustigé violemment la lutte antiterroriste.

 

«On a un exécutif qui s'arc-boute sur des certitudes qui n'en sont pas, qui ne veut pas regarder une autre réalité en face», a critiqué le député Georges Fenech, président de la commission d'enquête parlementaire sur les attentats de 2015. «Combien de policiers nationaux et municipaux protégeaient cet événement, là où nous réclamons des renforts depuis des mois?», a demandé Christian Estrosi, président LR ...

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