Attentat de Nice : et la mort revint hanter François Hollande

le , mis à jour à 10:56
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Attentat de Nice : et la mort revint hanter François Hollande
Attentat de Nice : et la mort revint hanter François Hollande

Comme un mauvais présage. A Avignon, où il passe la soirée jeudi, François Hollande se prépare à assister à la représentation d'une pièce de théâtre... « les Damnés » au palais des Papes. Le président, dont le père Georges vit à Cannes, non loin de Nice, compte se reposer un peu en toute discrétion pour le week-end dans le Sud. La veille, lors de son allocution du 14 Juillet, il a eu cette phrase prophétique : « Etre président, c'est être confronté à la mort. » Il le sera à nouveau, peu après 23 heures.

 

Peu après 23 heures : retour d'Avignon

 

Son téléphone déverse un torrent de nouvelles dramatiques. Au bout du fil, ses proches collaborateurs. A Paris, après avoir assisté au concert du 14 Juillet avec des amis, le téléphone de Manuel Valls sonne alors qu'il rentre chez lui. C'est le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve. L'horreur à Nice. Le chef de l'Etat monte dans un avion et fonce vers Paris. Le Premier ministre, lui, active la cellule interministérielle de crise. Bernard Cazeneuve, informé de l'attaque alors qu'il se trouve dans le bureau de son appartement de la place Beauvau, file à l'aéroport militaire de Villacoublay (Yvelines) pour embarquer dans un avion de la République. Direction Nice.

 

1 h 30 : réunions de crise Place Beauvau

 

C'est donc Manuel Valls qui accueille le président au ministère de l'Intérieur, à 1 h 30 du matin. Le Premier ministre redoutait un nouveau drame. « Il y a très peu de temps, il m'avait à nouveau fait part de son extrême inquiétude », confie Francis Chouat, son successeur à la mairie d'Evry (Essonne). François Hollande aussi était hanté par le risque d'un nouvel attentat. « C'est quelque chose qui lui pèse tous les jours. C'est violent pour lui, les gens ne le voient pas », glisse un vieil ami. Dans les entrailles de la Place Beauvau, autour de la table du centre de crise, l'ambiance est grave. Hollande prend des ...

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