Attentat de Nice : Estrosi en fait-il trop ?

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Le soir du 14 juillet, Bernard Cazeneuve place Masséna avec le préfet Adolphe Corat et Christian Estrosi, le président de la métropole et de la région.
Le soir du 14 juillet, Bernard Cazeneuve place Masséna avec le préfet Adolphe Corat et Christian Estrosi, le président de la métropole et de la région.

Quelle mouche a donc piqué Christian Estrosi pour attaquer ainsi bille en tête les carences du gouvernement sur la sécurité, quelques heures seulement après l'attentat qui a frappé Nice ? Y voir une réaction émotionnelle du patron de la métropole azuréenne au drame qui a touché sa ville chérie, une défausse de responsabilité, une polémique politicienne, voire un positionnement tactique en vue de l'élection présidentielle, est un peu court.

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Car le contentieux est bien antérieur à ce tragique 14 juillet. Il y a un an, presque jour pour jour, l'édile, dans ces colonnes, se plaignait déjà que l'État rogne des effectifs en matière de police et menaçait de faire appel à des vigiles privés. Ce qu'il a fait pour protéger la fan-zone de l'Euro, la ville de Nice ayant recouru à 124 agents de sécurité privée, installé à ses frais des portiques et dix caméras supplémentaires, bref, investi au total 1,2 million d'euros ? près de la moitié du budget qu'elle allouait à la compétition ? sur ce poste.

Pommes de discorde

Christian Estrosi et le préfet des Alpes-Maritimes, Adolphe Colrat, sont engagés dans un bras de fer qui dure. Il y a un mois et demi, dans un entretien qu'il nous avait accordé pour un numéro spécial Nice du Point, le premier ne...

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