Attentat de Nice : décryptage d'un imbroglio en trois temps

le , mis à jour à 08:49
1
Attentat de Nice : décryptage d'un imbroglio en trois temps
Attentat de Nice : décryptage d'un imbroglio en trois temps

Depuis presque dix jours maintenant, le dispositif policier déployé le soir de l'attentat de la promenade des Anglais n'en finit plus de faire couler de l'encre. Analyse.

1. Le bug du nombre de policiers nationaux

Le premier coup de semonce est donné par Christian Estrosi (LR) le 18 juillet. Le président de la région et premier adjoint de la ville assure que « les présences policière et militaire étaient insuffisantes » le soir du drame. Deux jours plus tard, un article du « Canard enchaîné » rebondit sur ces propos, et annonce entre 55 et 64 policiers nationaux sur place. Ce dernier chiffre est confirmé par le ministère de l'Intérieur, mais le 21 juillet, le préfet des Alpes-Maritimes parle cette fois de 39 fonctionnaires.

Ce même jour, « Libération » enfonce le clou et dénonce un « mensonge » de Bernard Cazeneuve. Le ministre avait plus tôt affirmé que des « équipages de la police nationale, renforcés d'équipages de la police municipale » étaient bien en poste ce soir-là. Or le quotidien révèle la présence de seuls agents municipaux à l'entrée de la zone piétonne. Quiproquo : le ministre parlait d'un autre point de contrôle, celui délimitant l'entrée des festivités, où se trouvaient six policiers nationaux.

2. Une réquisition qui fait jaser

Deuxième acte le 22 juillet, lorsque Christian Estrosi rend publique une réquisition judiciaire de la sous-direction antiterroriste reçue quelques jours plus tôt. Ce service de police spécialisé demande à la municipalité niçoise l'effacement des bandes de vidéosurveillance afin d'éviter la diffusion non maîtrisée des images. « L'Etat veut effacer toutes les traces, or nous devons la vérité aux victimes », s'émeut l'ancien maire de Nice, n'hésitant pas à mettre en doute l'indépendance du procureur de Paris, alors chargé de mener les investigations.

Si elle n'est pas systématique, cette requête s'avère pourtant habituelle ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • M7097610 il y a 5 mois

    et les plots rétractables pour arrêter ce camion, ils étaient ou Monsieur Etronsi ? Les caméras ne font pas tout et font surtout des policiers bien gras ...