Attentat de Nice : à Paris, des touristes étrangers entre crainte et fatalisme

le , mis à jour à 10:36
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Attentat de Nice : à Paris, des touristes étrangers entre crainte et fatalisme
Attentat de Nice : à Paris, des touristes étrangers entre crainte et fatalisme

« We're in God's hands. »* Lee, Chinois de 50 ans, se promenait samedi avec trois amis sur l'avenue des Champs-Elysées, à Paris (VIII e arrondissement). Au cours de son périple dans l'Hexagone, il doit se rendre à Nice dans deux jours. Sans appréhension particulière. Mais il s'en remet à Dieu : « Je crois en lui, lâche-t-il en pointant son doigt vers le ciel tout en léchant une glace. Je pense que ce n'est pas mon heure. De toute façon, c'est trop tard pour annuler mon voyage. »

 

A l'instar de Lee, de nombreux autres touristes oscillent entre crainte et fatalisme. « Des attentats, il y en a eu avant et il y en aura après nos vacances en France, c'est triste et ça nous affecte. Mais cela ne change rien à nos projets. Je voulais que ma femme vienne découvrir ce pays », dit Marcos, originaire d'Espagne, installé en Corée du Sud depuis plusieurs années avec Sij-Kong. « On avait choisi de venir dès le mois de décembre, juste après les attentats de Paris. Ces nouveaux événements ne nous feront pas rentrer chez nous », assurent de leur côté Hristo et Mindeva, venus pour dix jours de Bulgarie avec leur fille, qu'ils tentent de « préserver de toute cette horreur ».

 

« Ça nous rend triste de voir ça, on est à l'abri chez nous au Canada, mais on a l'habitude de ces terribles nouvelles chez nos voisins américains », glisse Daryl, sexagénaire de Toronto qui ne peut plus modifier ses vacances quoi qu'il arrive. « Tous ces morts à Nice, ça chamboule les esprits, on fait davantage attention, on ne prend pas le métro par exemple, on fait tout en taxi depuis deux jours, détaille Frank, un Australien venu en famille visiter Paris. On a peur pour nos enfants. J'y refléchirai à deux fois avant de refaire un voyage en France. »

 

D'autres semblent aux aguets près du rond-point de l'Etoile. « Je regarde à deux fois maintenant avant de traverser une rue, je sais c'est bizarre, mais on y pense ...

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  • M8252219 il y a 6 mois

    Nous sommes en état d'urgence . Mettre des gendarmes et gardiens si ils n'ont pas l'autonomie de tirer sur un terroriste immédiatement cela n'a aucun sens . S'ils doivent appeler le commissariat qui appellera la préfecture qui appellera le ministre de l'intérieur avant d'avoir l'autorisation tenter de neutraliser un terroriste c'est aberrant !!! Il semblerait qu'au Bataclan la réponse ait beaucoup tardée !!!!! à Nice cela semble pareille .