Attentat de Nice : à l'hôpital des enfants, le plus jeune blessé n'a que 6 mois

le , mis à jour à 08:54
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Attentat de Nice : à l'hôpital des enfants, le plus jeune blessé n'a que 6 mois
Attentat de Nice : à l'hôpital des enfants, le plus jeune blessé n'a que 6 mois

C'est un couple de trentenaires, grands, solides. Mais leurs jambes semblent à peine les porter quand ils descendent les marches de l'hôpital des enfants Lenval. L'expression de leurs visages tordus de douleur, leurs pleurs figent un instant la rue de la Californie et le parvis de cet établissement pédiatrique imposant, le troisième plus grand de France, devenu jeudi soir l'un des épicentres des secours après l'attaque sur la promenade des Anglais. Les poussettes et les trottinettes abandonnées tôt le matin près de la plage en témoignent : le spectacle et le feu d'artifice étaient aussi, d'abord, une fête pour les enfants.

 

A Lenval ont été admis 30 petits blessés, âgés de... 6 mois à 18 ans. Deux sont décédés peu après leur arrivée, jeudi. Hier en fin d'après-midi, 15 étaient toujours hospitalisés, dont 5 en réanimation, dans un état grave. Parmi eux, un enfant âgé d'une dizaine d'années environ, qui n'avait pas encore pu être identifié.

 

 

QUESTION DU JOUR. Attentats : allez-vous changer vos habitudes ?  

 

 

« Les enfants souffrent de fractures, de traumatismes liés à l'écrasement, explique-t-on au centre hospitalier. Une cellule psychologique accueille les proches, notamment les frères et sœurs des victimes, et le bloc a tourné toute la nuit. Soixante soignants ont été rappelés en urgence. » Parmi eux, Frédéric Solla, chirurgien orthopédique, a « couru comme jamais » depuis sa voiture jusqu'à son lieu de travail, après avoir reçu par SMS l'alerte « plan Blanc » (dispositif de mise en alerte des hôpitaux et des services d'urgence et de santé publique) à 23 heures jeudi. Un marathon « sans médaille à la fin, juste pour le bien commun », explique-t-il en sortant enfin de l'hôpital, dix-sept heures après son arrivée. « Les enfants ne souffraient pas forcément de blessures très sévères, mais l'émotion était intense, et le nombre de victimes ...

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