Attentat de Dacca : le Bangladesh nie la présence de réseaux djihadistes sur son territoire

le , mis à jour à 10:36
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Attentat de Dacca : le Bangladesh nie la présence de réseaux djihadistes sur son territoire
Attentat de Dacca : le Bangladesh nie la présence de réseaux djihadistes sur son territoire

Vendredi soir, 20 personnes, dont 18 étrangers, prises en otages ont été assassinées dans un café de Dacca, la capitale du Bangladesh. Une attaque terroriste revendiquée par Daech (ou groupe Etat islamique), ce que le gouvernement bangladais nie. Mais alors que le pays se retrouve ainsi confronté au djihadisme mondial, sous les yeux des médias du monde entier, son gouvernement refuse de reconnaître la présence de réseaux terroristes sur son sol. Ces assassinats par des extrémistes islamistes durent pourtant depuis au moins deux ans. Des dizaines de blogueurs athées, d'hindous, de militants LGBT et d'intellectuels, principalement, en ont été victimes.

 

Dacca persiste à nier la présence de Daech ou d'Al-Qaïda au Bangladesh, en dépit des revendications des récents meurtres par ces deux organisations. Dimanche, le ministre de l'Intérieur Asaduzzaman Khan, a assuré que les six assaillants impliqués dans la prise d'otage n'étaient pas membres de Daech. Tués par les forces d'élite locales, ils appartiendraient selon lui au groupe Jamaeytul Mujahdeen Bangladesh, une organisation interdite dans le pays depuis dix ans. 

 

Stratégie de l'horreur

 

Cette ligne devient de plus en plus difficile à tenir pour le gouvernement de Dacca, particulièrement depuis cette dernière attaque. L'attentat de vendredi soir a été organisé pour obtenir le maximum de publicité, selon les analystes. Choix des lieux, cibles, calendrier, mode opératoire : tout semble avoir été calculé pour choquer, les meurtriers ayant à l'esprit l'horreur suscitée par les massacres d'Orlando et de Paris.

 

Les étrangers étaient visés : le café huppé de l'Holey Artisan Baker est un lieu de rendez-vous des expatriés et immigrés de la capitale. Le choix du dernier week-end du ramadan et l'annonce des jihadistes qu'ils s'en prendraient aux non-musulmans, après avoir séparé les Bangladais des étrangers, complétaient ...

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  • glitzy il y a 5 mois

    Le nombre de pays où on peut passer ses vacances se réduit de jour en jour.