Attentat de 1994 en Argentine : la présidente accusée d'avoir couvert l'Iran

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Attentat de 1994 en Argentine : la présidente accusée d'avoir couvert l'Iran
Attentat de 1994 en Argentine : la présidente accusée d'avoir couvert l'Iran

Nouveau rebondissement dans l'affaire de l'attentat antisémite de 1994 à Buenos-Aires. Avant de trouver la mort en janvier dans des circonstances troublantes, le procureur Alberto Nisman, chargé d'enquêter sur cet acte terroriste, assurait que le pouvoir argentin avait tenté de couvrir la responsabilité de hauts dirigeants iraniens afin de ménager les relations commerciales entre les deux pays. Vendredi, un autre procureur, Gerardo Pollicita, a requis l'inculpation de l'actuelle présidente de la République, Cristina Kirchner, et de son ministre des Affaires étrangères, Hector Timerman, pour «les délits d'entrave à la justice et manquement au devoir d'un fonctionnaire». En clair, celle qui dirige l'Argentine et son ministre sont formellement accusés d'avoir couvert les commanditaires de l'attentat contre la mutuelle juive AMIA, qui avait fait 85 morts et 300 blessés. 

Pour Alberto Nisman, l'Iran avait commandité l'attentat contre l'AMIA et des hommes du groupe armé chiite libanais Hezbollah avaient fait sauter le bâtiment abritant les principales institutions juives d'Argentine. Mais en 2013, la présidente avait scellé avec Téhéran un mémorandum prévoyant l'audition en Iran des suspects iraniens, alors que l'Argentine réclamait leur extradition depuis 2007 pour les juger à Buenos Aires. La communauté juive et l'opposition argentines, ainsi que les Etats-Unis et Israël, estiment que cette initiative est une entrave à l'élucidation car elle écarte l'éventualité d'un procès en Argentine. En outre, l'enquête a été émaillée d'irrégularités. Des suspects ont été arrêtés puis remis en liberté, dont des policiers et le fournisseur présumé du fourgon piégé, Carlos Telleldin.

VIDEO. Les images de la télévision argentine après l'attentat

VIDEO (24 janvier). Les informations sur l'attentat contre l'AMIA sont perdues

Un juge, Daniel Rafecas, doit maintenant examiner maintenant le dossier de 300 ...

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