Attentat d'Istanbul : la Turquie sous le choc

le , mis à jour à 10:58
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Attentat d'Istanbul : la Turquie sous le choc
Attentat d'Istanbul : la Turquie sous le choc

La Turquie a décrété une journée de deuil national hier. Au moins 41 personnes, dont 13 ressortissants étrangers, ont été tuées mardi soir, auxquelles s'ajoutent 239 blessés, dans le triple attentat suicide à l'aéroport international Atatürk d'Istanbul. Deux Français auraient été légèrement blessés, a précisé hier François Hollande. L'attaque, rappelant les attentats djihadistes de Paris le 13 novembre 2015 et de Bruxelles le 22 mars, n'avait pas été revendiquée hier soir. Mais elle porte la marque de l'Etat islamique (EI) — qui jusqu'ici n'a jamais explicitement revendiqué ses actions sur le sol turc. Il s'agit de l'attentat le plus meurtrier à Istanbul, déjà visé trois fois cette année.

 

Il est environ 22 heures mardi quand tout le monde se met à courir dans le terminal des vols internationaux. « C'est la panique, raconte Ference Isaacs, un photographe sud-africain de 38 ans qui attendait sa correspondance pour Le Cap. J'ai l'impression d'être bloqué dans un film, j'essaie de comprendre ce qui se passe. » Il aborde une hôtesse de la compagnie Turkish Airline. « Il y a eu une bombe », lui dit-elle, précisant au Sud-Africain, « complètement sous le choc », que l'endroit est sûr « car il s'agit d'une zone internationale de l'aéroport ». C'est ici qu'il sera confiné pendant ce qui lui semble durer deux heures. « Je tente de réconforter des gens qui pleurent. Très peu parlent anglais. Je suis seul. »

 

Une lutte commune contre le terrorisme

 

Non loin, deux explosions ont retenti et trois kamikazes armés de kalachnikov ont tiré dans la foule avant de se faire exploser. La police arrivée sur place, les voyageurs quittent l'aéroport. « En traversant le terminal, poursuit Isaacs, je sens cette odeur distincte, proche de celle des feux d'artifice, mais horrible. Une partie du plafond est détruite. Il y a du sang par terre, couvert par des sacs. Il semble avoir déjà ...

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