Attentat d'In Amenas : la famille d'une victime française porte plainte

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L'attentat, commis à In Amenas, a fait 40 morts, principalement des expatriés.
L'attentat, commis à In Amenas, a fait 40 morts, principalement des expatriés.

« C'était une passoire. » Le jugement de Marie-Claude Desjeux est sans appel. Pour elle, l'installation pétrolière algérienne d'In Amenas où travaillait son frère assassiné le 16 janvier 2013 par un commando qui se revendique d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Asmi) était insuffisamment protégée. Le groupe de 32 terroristes qui a exécuté 40 otages, originaires de 9 pays différents, est entré sans difficulté sur le site.

« Les failles de sécurité étaient énormes », explique au Point.fr la soeur de Yann Desjeux, père de deux garçons, mort à 53 ans. Les barrières du complexe où travaillaient 800 personnes, dont 130 expatriés, restaient ouvertes aux heures de pointe. « N'importe qui pouvait entrer. Et les véhicules n'étaient pas fouillés comme ils l'auraient dû », confirment plusieurs experts en sécurité qui ont visité les lieux avant l'attaque.

Un rapport réalisé par des enquêteurs britanniques (7 victimes étaient originaires du Royaume-Uni) détaille sur plusieurs milliers de pages les carences sécuritaires du site gazier. « Ce rapport a été fait après l'audition de plus d'une centaine de témoins et il est accablant », relève Marie-Claude Desjeux. À l'en croire, les compagnies qui exploitaient le site [l'anglaise British Petroleum, la norvégienne Statoil et l'algérienne Sonatrach, NDLR] auraient failli dans leur mission de sécurisation. « Or, il était de leur responsabilité d'assurer la...

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