Attentat à Nice : « Le plus difficile a été de faire le tri entre les patients. »

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Pour le professeur Paquis, le plus dur, maintenant, pour tout le monde sera de se remettre sur le plan psychologique ». Visuel d'illustration.
Pour le professeur Paquis, le plus dur, maintenant, pour tout le monde sera de se remettre sur le plan psychologique ». Visuel d'illustration.

Philippe Paquis se trouvait à quelques kilomètres de Nice, ce jeudi soir. Mais il est rentré au plus vite après le coup de fil de la fille d'une amie présente sur la promenade des Anglais, lui disant qu'il venait de se passer quelque chose de « très grave ». « Nous nous sommes retrouvés d'un coup plongés dans un film catastrophe américain », témoigne-t-il.

Ce grand professeur en neurochirurgie au CHU Pasteur 2 ? qui fut jusqu'à très récemment président de la commission médicale d'établissement ? a passé la quasi-totalité de la nuit sur le pont. Il a reçu aux urgences neurologiques plusieurs victimes atteintes de traumatismes crâniens « très graves », dont cinq enfants et dix-huit adultes. Lui-même a pratiqué trois interventions en urgence. « Globalement, nous avons fait face, confie le professeur Paquis, il n'y a pas eu de catastrophe. Le plan Blanc a bien fonctionné, les secours se sont parfaitement coordonnés et une très grosse solidarité a été mise en ?uvre. Heureusement, nous avons l'Hôpital Pasteur 2, avec dix-neuf salles d'opération dotées du matériel le plus en pointe (ce CHU ultramoderne a été inauguré il y a un an). Les urgences vitales ont pu être prises en charge. Le plus difficile a été de faire le tri face à l'afflux massif de patients. »

Les enfants ont été transportés à l'hôpital Lamballe. Parmi les victimes, de nombreux étrangers en vacances sur la Côte d'Azur,...

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