Attentat à Istanbul : "Il y avait beaucoup de sang par terre"

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Recep Erdogan n'a pas attendu les conclusions de l?enquête pour désigner celui qu'il soupçonne être l'auteur de l'attaque de ce mardi 7 juin 2016 : le Parti des travailleurs du Kurdistan. 
Recep Erdogan n'a pas attendu les conclusions de l?enquête pour désigner celui qu'il soupçonne être l'auteur de l'attaque de ce mardi 7 juin 2016 : le Parti des travailleurs du Kurdistan. 

Il était aux environs de 8 h 40 ce matin, en pleine heure de pointe, quand une lourde explosion a secoué le district de Beyazit, au c?ur de la vieille ville d'Istanbul. À quelques centaines de mètres des très touristiques allées du Grand Bazar, une voiture piégée - contrôlée à distance - a explosé au passage d'un bus transportant des policiers antiémeutes. Le bilan est lourd, a annoncé Vahip Sahin, le gouverneur de la province d'Istanbul : 7 policiers et 4 civils ont perdu la vie et 36 personnes sont blessées, dont plusieurs dans un état grave. Dans les minutes qui ont suivi l'explosion, le quartier a entièrement été bouclé par la police, les bâtiments des alentours ont été évacués et les examens de l'université voisine ont été annulés.

« Toutes les boutiques proches de la voiture piégée ont été endommagées, les vitres ont été soufflées », raconte Mehmet, 26 ans, un habitant du quartier qui, alerté par le bruit de l'explosion, s'est précipité sur les lieux du drame. « Il y avait beaucoup de sang par terre. Avec son téléphone, il filme les décombres. « Le bus a été complètement renversé, c'était impossible d'en ressortir vivant », confie-t-il. Dans l'heure qui a suivi l'attaque, le président Recep Tayyip Erdogan s'est rendu au chevet des blessés, dans un hôpital tout proche. Le chef de l'État turc a rappelé la détermination de l'exécutif à combattre le terrorisme sous toutes ses formes en...

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