Attentat à Bamako : le «parrain» malien de Fabien Guyomard témoigne

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Attentat à Bamako : le «parrain» malien de Fabien Guyomard témoigne
Attentat à Bamako : le «parrain» malien de Fabien Guyomard témoigne

Après avoir démenti, le Quai d'Orsay a fini par reconnaître que la victime française de l'attentat de Bamako, dans la nuit de vendredi à samedi, s'appelait Fabien Guyomard. Au Mali pourtant, c'est sous le nom de «Fabien dit Moussa Tolo» que l'on connaissait le Français. Comme le veut la tradition Dogon, le jeune homme, dans une volonté farouche de s'intégrer à ce pays qu'il chérissait tant, avait ainsi adopté le nom de son parrain africain, Moussa Tolo.

Ce dernier, joint par téléphone, se dit effondré par le décès de Fabien, 30 ans, tué par balles lors de cette attaque du restaurant La Terrasse. Encore non revendiquée, elle a fait, au-delà du français, cinq victimes de nationalités suisses, belge et malienne, ainsi qu'une dizaine de blessés graves dont les jours ne sont plus en danger. «On est allé reconnaître son corps à la morgue ce samedi matin, souffle Moussa Tolo. C'est terrible. Nous avons eu ses parents en ligne. Le choc est immense pour tout le monde.»

Fabien, Moussa l'avait rencontré au tout début de l'année 2012. A l'époque, le Français connaîssait déjà le Mali pour s'y être rendu avec une association de sa commune d'origine, Binic dans les Côtes d'Armor, dans le cadre d'un échange culturel entre jeunes. «A l'origine, il avait sympathisé avec mes neveux, se souvient Moussa Tolo. Alors, quand j'ai dû gérer plusieurs affaires dans le secteur de la restauration, j'ai fait appel à lui.»

Titulaire d'un BTS de gestion des unités commerciales, suivi entre 2005 et 2007 au lycée Europe Robert Schuman de Cholet (Maine-et-Loire), Fabien Guyomard était alors tout indiqué pour le poste. Pendant un an, il a piloté les destinées du «bar lounge» le Tagoro, à Bamako. «Pour moi, c'était beaucoup plus qu'un employé, lâche Moussa Tolo. Il faisait véritablement partie de notre famille. J'étais son parrain. Il a pris mon nom, et nous avons tout fait pour faciliter son ...

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