Attendu sur Canal+, "Game of Thrones" dépoussière l'épopée médiévale à la télévision

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'Game of Thrones' embarque l'acteur Sean Bean dans une épopée fantastique. 2011 HBO, Inc. All Rights Reserved
'Game of Thrones' embarque l'acteur Sean Bean dans une épopée fantastique. 2011 HBO, Inc. All Rights Reserved

(Relaxnews) - La série fantastique fait son arrivée sur Canal+ jeudi 10 janvier, en première partie de soirée. Déjà connu des abonnés d'Orange, le drama de HBO a su accorder public et critiques sur un terrain peu ou mal abordé à la télévision : le médiéval-fantastique.

Adaptée de la saga littéraire de George R.R. Martin, "Le Trône de fer" ("Game of Thrones", en version originale), la série retrace l'histoire fantastique du royaume des Sept Couronnes, où de grandes familles se disputent et luttent pour accéder au trône de fer, symbole absolu du pouvoir.

La série de HBO démarre par la visite du roi Robert Baratheon à Winterfell, région gouvernée par Eddard Stark. Le souverain vient offrir à son ami le poste de "Main du roi", en remplacement de leur regretté mentor, dont Baratheon soupçonne l'assassinat. Pendant ce temps, la famille Targaryen, qui était sur le trône des années plus tôt, complote pour reprendre le pouvoir. En espérant prendre la suite de son père, Viserys marie sa soeur à un guerrier nomade sauvage, en vue d'une alliance militaire.

"Game of Thrones", la série qui a rendu la fantasy hype à la télévision

Avant l'arrivée du drama, la fantasy médiévale était très vivement critiquée, taxée de kitch. Il faut rappeler que pendant de nombreuses années, le genre n'a été représenté que par des productions médiocres telles que "Xena, la guerrière", "Hercule" et "Legend of the Seeker".

Bien aidé par "Le Seigneur des anneaux", qui avait préparé le terrain au cinéma dix ans plus tôt, "Game of Thrones" a contribué à dépoussiérer le genre. Comme son homologue du 7e Art, la série peut compter sur les écrits d'un best-seller, celui de George R. R. Martin, dont la saga s'est écoulée à plus de douze millions de copies depuis 1996.

"Game of Thrones" est surtout passé entre les mains de HBO, chaîne du câble connue pour son intransigeance dans la sélection des oeuvres diffusées sur son antenne, comme en attestent les anciennes gloires "Les Soprano", "Sur écoute" ou "Sex and the City". HBO est parvenu à rendre claire l'histoire pourtant riche, fouillée et tortueuse de Martin, et ce dès le premier épisode de la série.

Une partie d'échec tentaculaire à ciel ouvert

Digne représentant du drama historique moyenâgeux, "Game of Thrones" multiplie complots et rivalités au sein du Royaume des Sept couronnes. Saupoudrée de violence, de sexe, de légendes et de magie, la série recrée un univers sombre, complexe mais abordable, qui tient en haleine les téléspectateurs grâce à quelques mystères et questions laissées en suspens, installés dès les premières minutes.

Mais le socle demeure la quête assoiffée du pouvoir menée par des guerriers et tacticiens prêts à tout, sujet universel et intemporel. L'épopée politique et fantastique est parvenue à conquérir le public américain grâce à un scénario bien ficelé, des personnages bien fouillés malgré leur grand nombre et une production à la hauteur de son ambition.

Aux Etats-Unis, "Game of Thrones" est devenu une invitée régulière des grandes cérémonies de récompenses comme les Emmy Awards et les Golden Globes. La série a fait l'objet de plusieurs parodies, preuve de sa popularité. Le terme "Game of Thrones" a d'ailleurs été emprunté par les médias, qui l'utilisent pour désigner toute bataille politique épineuse.

Les abonnés de HBO ont également adhéré au concept. Plus de quatre millions de téléspectateurs ont assisté à la conclusion de la deuxième saison et doivent attendre impatiemment la troisième, qui débutera le 31 mars.

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