Attaque de Garissa : le président du Kenya décrète trois jours de deuil national

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Attaque de Garissa : le président du Kenya décrète trois jours de deuil national
Attaque de Garissa : le président du Kenya décrète trois jours de deuil national

Le président kényan Uhuru Kenyatta est sorti de son silence ce samedi -il ne s'était que brièvement exprimé jeudi - dans une allocution téléviséeaprès le massacre, jeudi, de 148 étudiants à l'université de Garissa au nord-est du Kenya. Il a décrété trois jours de deuil national «durant lesquels nos drapeaux seront mis en berne».

«Contrer le terrorisme est devenu particulièrement difficile, a reconnu le chef de l'Etat, car ceux qui le planifient et le financent sont profondément implantés dans nos communautés et étaient considérés comme des gens ordinaires et inoffensifs.» Selon lui «la radicalisation qui engendre le terrorisme se déroule au grand jour, dans les écoles coraniques, les maisons et les mosquées avec des imams sans scrupules». 

«Mon gouvernement répondra le plus sévèrement possible à l'attaque et à toute autre attaque qui nous visera», a assuré le président. «Malgré l'adversité, nous n'avons jamais plié - et nous ne plierons jamais - et nous continuerons de construire une nation prospère et sûre.»  Uhuru Kenyatta avait précédemment assuré que «le gouvernement ferait tout son possible pour soutenir les victimes et leurs familles» et que tous les responsables et complices de cette attaque seraient « traduits en justice».

La sinistre parade des corps des assaillants

Empilés à l'arrière d'un pick-up, les corps dénudés et ensanglantés de quatre membres présumés du commando islamiste shebab ont été exhibés samedi par la police dans les rues de Garissa devant des habitants stupéfaits ou en colère. «Notre intention n'était pas de les exhiber, mais de pouvoir les identifier publiquement, de savoir si quelqu'un pouvait les reconnaître, que ce soit un proche ou quelqu'un les connaissant», s'est justifié le chef local de la police, Benjamin Ong'ombe.

Après avoir exposé les cadavres - gonflés et très abîmés par des projectiles - à l'extérieur de l'hôpital où ils ...

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