Attaque de chiens : «Ils mangeaient des morceaux de ma chair»

le , mis à jour à 08:26
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Attaque de chiens : «Ils mangeaient des morceaux de ma chair»
Attaque de chiens : «Ils mangeaient des morceaux de ma chair»

Nadine arpente cette forêt depuis qu'elle est gamine, mais il y a quinze jours une balade a viré au « cauchemar, pire qu'un film d'horreur ». A Chichilianne (Isère), village situé dans une région à loups, des chiens de bergers se sont acharnés sur la Grenobloise de 59 ans. Deux semaines après, elle ne tient toujours pas bien sur ses jambes, « surtout pour descendre les escaliers ». « Et, sous mes pansements, c'est Frankenstein », plaisante-t-elle. Ici, la question du loup hérisse les poils et provoque des réactions épidermiques. Et les chiens de protection, subventionnés par l'Etat, semblent une bonne solution... sauf quand il y a des victimes collatérales, des randonneurs mordus comme Nadine.

 

La quinquagénaire était montée au village pour l'anniversaire de sa mère, le 13 août, quand elle croise un mâtin espagnol beige à l'air amical et un beauceron noir avec une chaîne autour du cou... Puis, « sans raison, tout a dégénéré », se remémore Nadine. Les deux molosses lui sautent dessus, visiblement les fers n'étaient pas attachés. « Entre leurs crocs, je n'étais qu'une poupée de chiffons », commente-t-elle. Elle est touchée derrière la cuisse gauche, devant le genou droit. Ils arrachent des morceaux de sa main, de son dos. « Je me suis vue mourir. »

 

Les bêtes qui l'ont agressée seront euthanasiées

 

Affaiblie par la douleur et le sang perdu, elle puise son énergie dans la colère : « J'ai lancé des bouts de bois dérisoires, poussé des cris de Néandertal et même montré les dents. » La marcheuse finit par rejoindre la route à quelques centaines de mètres, où des automobilistes la sortent de ce calvaire. En se retournant, elle remarque les « monstres » qui reniflent et lapent le sol : « Ils mangeaient des morceaux de ma chair. Psychologiquement, c'est dur », confie-t-elle. Sur le sentier de Chichilianne désormais, des panneaux interdisent la rando. « Quatre ...

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