Attaque au Kénya : de retour de Nairobi, des passagers témoignent à Roissy

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Attaque au Kénya : de retour de Nairobi, des passagers témoignent à Roissy
Attaque au Kénya : de retour de Nairobi, des passagers témoignent à Roissy

Les passagers du vol Nairobi-Paris qui a atterri ce matin à 6h20 à Roissy ont voyagé avec de tristes images dans la tête. Celles de cette attaque meurtrière contre un centre commercial que les habitants de la capitale kényane, et notamment les expatriés, connaissent parfaitement bien. «On se dit qu'on a eu de la chance car on aurait très bien pu y être, confie Béatrice, une Française dont le mari travaille sur place. On avait prévu d'y aller mais, la veille, on avait modifié nos plans. Un ange gardien veille sur nous.»

Partis alors que l'assaut était en cours, les voyageurs viennent aux nouvelles de la nuit. «On l'a d'abord appris par la radio avant de recevoir des coups de fil de collègues de mon mari, poursuit Béatrice. On n'a pas tout de suite pris conscience de l'ampleur de l'événement. Mais, quand on a vu toutes images à la télévision, on s'est rendu compte de la gravité.» Au moment où le commando est entré en action, Muriel se trouvait dans un centre médical voisin avec ses deux petits-enfants. «On a vu énormément d'ambulances arriver, confie cette femme qui a habité plusieurs années à Nairobi. Notre chauffeur de taxi nous a d'abord indiqué qu'un gang était en train d'attaquer un supermarché. On pensait que c'était du banditisme. Et puis, rapidement, on a compris que c'était un acte de terrorisme qui ne visait pas qu'un supermarché mais ce centre commercial connu et luxueux.»

Le carnage a provoqué un immense choc. «C'est une situation très triste. Le peuple kényan est très affecté, notamment par la mort de tous ces innocents, souffle George, un Kényan de 36 ans en transit vers Haïti avec son épouse Dorcas et leur fils de deux ans sagement assis sur le chariot à bagages. Peut-être que j'avais des amis qui se trouvaient sur place, c'est effrayant.» Comme le relate Eric, employé par les Nations-Unies dans la capitale kényane, Nairobi «n'est pas une ville très sûre». Mais, souligne George, les ...

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